Limiter les populations d’Ibis sacrés

Au début des années 90′, une population d’Ibis sacré – Threskiornis aethiopicus s’est établie dans l’ouest de la France à partir d’individus captifs. A la fin des années 2000, la population avait atteint les 3 000 individus.

Nicheur à Grand-Lieu depuis 1993, les effectifs d’Ibis sacré ont culminé à plus de 800 couples en 2009 avant de baisser de manière continue.

Ils ont eu un impact notable sur des espèces nichant au sol dans les pré-marais telles que la Guifette noire, le Chevalier gambette, le Vanneau huppé, l’Échasse blanche, et la Sarcelle d’été. Sans être prédateurs spécialisés dans les pontes d’oiseaux, des Ibis sacrés ont été observés en train de consommer des œufs et poussins rencontrés au sol. Ils ont ainsi porté atteinte à plusieurs espèces d’oiseaux dont certaines à forte valeur patrimoniale.

Des préconisations européennes et une succession d’arrêtés ministériels et préfectoraux ont été pris visant à réduire les effectifs de cette espèce allochtone envahissante.

L’arrêté préfectoral du 18 janvier 2021 fixe les modalités actuelles de destruction de la population d’Ibis sacrée dans le département :

  • En Loire-Atlantique, en dehors des deux Réserves naturelles du lac de Grand-Lieu, les individus font l’objet de tirs par les agents de l’Etat (l’OFB)
  • Dans la Réserve naturelle, les œufs sont éliminés directement dans les nids afin de limiter la dynamique de reproduction de l’espèce, couplé à des tirs ponctuels en dehors des colonies. Cette méthode s’est montrée efficace. La population à Grand-Lieu a atteint un minimum avec 11 nids en 2021 contre un maximum de 815 en 2009.
Évolution des effectifs d’Ibis sacrés nicheurs à Grand-Lieu (en nombre de nid avec œufs ou poussins)

 

L’Ibis sacré – Threskiornis aethiopicus est une espèce exotique échappée du parc zoologique de Branféré. Il représente un danger pour certaines espèces présentes. Nicheur à Grand-Lieu depuis 1993, il consomme des œufs et des poussins d’oiseaux nichant au sol, souvent à forte valeur patrimoniale, comme ceux de la Guifette noire – Chlidonias niger ou l’Echasse blanche – Himantopus himantopus. La population est régulée par la destruction des pontes.

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