Les prairies humides
Ces habitats inondables étendues sur 1 500 ha situés en périphérie du lac sont des terres gorgées d’eau. Soumis à des variations des niveaux d’eau, ils peuvent accueillir une flore diversifiée. Autrefois zones de marais, ils ont au fil du temps été drainés (creusement de douves et recalibrage du cours de l’Acheneau) afin d’être plus facilement exploitables.
Ils peuvent être immergés de 4 à 6 mois par an, en fonction :
- des niveaux de précipitations,
- du niveau topographique sur lequel ils se développent,
- de l’ouverture du vannage de Bouaye définie par Arrêté préfectoral,
- de la vitesse d’écoulement des eaux de surface à l’échelle du bassin versant.
Ces milieux sont composés d’une flore riche.
Les variations du niveau couplées aux actions d’entretien sont tous deux indispensables à la conservation de la diversité faunistique et floristique de ces habitats. C’est essentiellement les agriculteurs qui entretiennent les prairies avec des pratiques agricoles de fauche et de pâture. Sans gestion, ces milieux se refermeraient, envahis petits à petits par les saules ou les grands hélophytes..
Seule une petite surface (8ha) de prairies inondables est située dans la Réserve naturelle nationale au Nord du lac proche de la Sénaigerie. La majeure partie des prairies humides est localisée dans le Sud-Ouest du lac, sur les communes de Saint-Mars-de-Coutais et de Saint-Lumine-de-Coutais.
Depuis quelques années, on assiste à une simplification à l’extrême de prairies inondables avec une régression de la diversité floristique de grandes surfaces envahies par la Jussie à grande fleur Ludwigia grandiflora.