Protection du loup : une responsabilité politique et morale pour l’Europe

Le 17 décembre 2025, 213 organisations ont adressé une lettre ouverte aux ministres de l’Environnement de l’Union européenne pour leur demander de ne pas abaisser la protection du loup sur leurs territoires et de fonder les choix de conservation sur la science, plutôt que sur des arbitrages politiques à court terme.

Un signal d’alerte scientifique
La lettre rappelle que, malgré des recolonisations locales, le loup conserve un statut de conservation défavorable dans six des sept régions biogéographiques de l’UE (données issues du reporting « article 17 »).

Elle souligne aussi qu’aucune décision de déclassement ou de « gestion active » ne devrait être prise sans données actualisées, transparentes et robustes démontrant l’absence de risque pour la viabilité à long terme des populations.

Coexistence : des solutions éprouvées
Les signataires appellent à intensifier les efforts de coexistence, en particulier via la prévention et l’accompagnement des acteurs ruraux. La lettre met en avant un cap clair : « integrates prevention, conditional compensation, stakeholder involvement, and science-based governance ».

Elle rappelle enfin que la Commission a confirmé que les États membres peuvent maintenir un niveau de protection plus élevé, s’ils le signalent lors de la transposition.

La SNPN : une mobilisation engagée dans la durée
Signataire de cette lettre, la SNPN agit depuis plusieurs années pour défendre une approche fondée sur la science et des solutions de coexistence : appels collectifs au niveau européen, prises de position publiques, et interpellations face aux décisions politiques fragilisant des décennies d’efforts de conservation.

 

 


Fichiers liés

Contenus liés