Le Sanglier d’Europe

Sus scrofa Crédits photos : Rolf Schimdbauer sur Unsplash

Sus scrofa

Famille des Suidés, ordre des Artiodactyles, classe des Mammifères.

Le reconnaître
Le sanglier a une silhouette trapue semblable à celle du porc dont il est l’ancêtre sauvage. Sa tête est plus massive que son arrière-train. Ses poils sont gris-bruns à l’âge adulte tandis que les petits, les marcassins, présentent un pelage beige et marron, rayé dans le sens de la longueur leurs premiers mois. Ils sont roux (bête rousse) durant leur première année. Ses poils sont plus longs sur la ligne du dos et forment une crinière.
Il peut mesurer entre 0,50 m et 1,10 m de hauteur au garrot et près d’1,5 m de long, tête comprise, mais sans la queue. Le poids moyen des mâles est compris entre 100 et 130 kg, celui des femelles entre 30 et 80 kg.
Le mâle se différencie de la femelle par sa taille et par le port de défenses bien développées, les canines inférieures qui poussent vers le haut, et les canines supérieures ou grès qui poussent aussi vers le haut.

Son habitat
Il vit principalement en forêt mais peut occuper tous types de milieux, notamment les milieux péri-urbains.

Son comportement
Les femelles se regroupent en harde avec leurs petits tandis que les mâles sont solitaires.
La présence de sangliers est facilement détectable puisqu’ils laissent derrière eux des traces de pas, des souilles où ils se roulent ou encore des frottis sur les troncs et des pelouses consciencieusement labourées.

Son régime alimentaire
Il est omnivore, ainsi, il mange aussi bien des glands, des racines et des fruits que des larves d’insectes ou des lombrics. Il peut aussi consommer des cadavres de plus grands animaux.

Période d’observation
Il est observable toute l’année, ses populations sont sédentaires et il est majoritairement actif durant la nuit.

Statut de conservation et menaces
L’UICN classe le sanglier dans la catégorie « préoccupation mineure » (LC). L’espèce n’est donc pas menacée à l’heure actuelle.
Le tableau de chasse actuel est d’un peu plus de 800.000 sangliers tués annuellement.

Pathogènes, dommages et idées reçues
Le sanglier peut induire des nuisances potentielles comme des risques de collision avec les véhicules, des dégâts dans les pelouses ou encore dans les exploitations agricoles. A ce titre, des actions de régulation de la population à l’échelle locale sont parfois mise en place.

Elles sont contrebalancées par des élevages pas toujours assez étanches et du nourrissage en nature parfois excessif. Le sanglier héberge plusieurs microbes (virus et bactéries) qui pourraient avoir des impacts lourds en élevage porcin (maladie d’Aujeszky, peste porcine africaine, peste porcine classique, brucellose porcine).

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