Le Cerf élaphe

Cervus elaphus Crédits photos : Nick Fewings sur Unsplash

Cervus elaphus

Famille des Cervidés, ordre des Artiodactyles, classe des Mammifères.

Le reconnaître
Le cerf peut mesurer jusqu’à 1,50 m au garrot et près de 3 m de haut avec ses bois. Le corps mesure 1,70 à 2,10 m de long, tête comprise. Le poids d’un mâle adulte est compris entre 130 et 300 kg, et celui d’une biche entre 80 et 150 kg. Il a un pelage brun-roux en été et gris-brun en hiver comme le chevreuil avec une tâche (miroir) jaunâtre sur les fesses. Le mâle porte des bois qu’il perd à la fin de l’hiver, qui peuvent mesurer jusqu’à 1,80 m et porter plus d’une douzaine de pointes (andouillers). Ils repoussent dès la fin du printemps.

Son habitat
Il habite dans les grands massifs forestiers mais s’approche des lisières notamment pour se nourrir. C’est une espèce assez plastique, aujourd’hui présente dans de nombreuses régions françaises après de multiples opérations de réintroductions, essentiellement à visée cynégétique.

Son comportement
Les cerfs sont divisés en deux groupes sociaux : la harde qui rassemble les femelles, leurs petits et les individus de moins de deux ans, les deux sexes confondus ; le reste des mâles vit regroupé mais à l’écart de la harde. Les deux groupes se retrouvent à l’automne pour la reproduction : c’est la période du brame. A cette époque, le mâle frotte ses bois et urine contre les troncs ce qui est une trace ostensible de sa présence sur un site.

Son régime alimentaire
Il se nourrit de plantes herbacées, de petits ligneux comme la ronce, de céréales en milieu agricole, de jeunes pousses d’arbres et d’écorce d’arbre en hiver. Il est beaucoup moins sélectif que le chevreuil.

Période d’observation
Le cerf est diurne et nocturne mais il est surtout observable au crépuscule et à l’aube. On peut l’observer toute l’année même s’il est plus actif à l’automne lors du rut et facilement repérable à son brame.

Statut de conservation et menaces
L’UICN classe le cerf dans la catégorie des préoccupations mineures (LC). Celui-ci était en déclin après les années 1950 mais une gestion rigoureuse lui a permis de recoloniser les boisements français, souvent après réintroduction. C’est toutefois une espèce déterminante pour classer une zone en ZNIEFF. Comme les autres grands cervidés, il est affecté par la fragmentation des paysages.
Le tableau de chasse annuel est d’environ 70.000 cerfs et biches tirés.

Pathogènes, dommages et idées reçues
Le cerf est peu affecté par les épizooties, il peut toutefois contracter la tuberculose bovine transmise par les bovins et favorisée par de fortes densités associées à des zones de nourrissage hivernales.

Le phénomène de fragmentation de l’habitat peut être corrélé avec une augmentation de densité de population à l’échelle locale et entrainer une pression d’abroutissement trop forte sur les jeunes peuplements d’arbres. Cela peut donc occasionner des dommages au boisement et à sa régénération.

Il existe un risque d’hybridation avec le Cerf sika (C.nippon), espèce exotique potentiellement envahissante, introduite en Europe à la fin du XIXe siècle. Elevée en captivité, notamment pour la chasse, elle s’échappe parfois des enclos.

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