Démarche innovante en France pour une personnalité juridique de la Loire

Il s’agit de créer le premier parlement pour une entité non-humaine – le fleuve – où la faune, la flore et les différents composants matériels et immatériels de la Loire seraient représentés.

Comment représenter les non-humains ?

D’octobre 2019 à mai 2020, quatre journées d’auditions publiques sont organisées en vue de définir les contours de cette « institution potentielle » : des personnalités telles que Bruno Latour (philosophe, anthropologue des sciences), Frédérique Aït-Touati (EHESS, metteure en scène), Virginie Serna (archéologue), Bruno Marmiroli (architecte paysagiste), Philippe Descola (anthropologue, philosophe), Catherine Boisneau (Université de Tours, écologie des cours d’eau), Jean-Pierre Marguénaud et Jacques Leroy (spécialistes du droit animalier), Catherine Boisneau (écologue, spécialiste des poissons de Loire), Clément Sirgue (batelier, professeur de navigation), Thierry Bouvet (pêcheur, projet Open Loire map) seront invités pour répondre aux questions d’une « commission d’information pour la création du parlement de Loire ».

Les journées d’auditions se dérouleront sur le territoire ligérien les 19 octobre, 14 décembre 2019 et les 21 mars et 16 mai 2020. La veille de chacune de ces dates, la « commission » intégrera les questions adressées par les citoyennes et citoyens intéressés à son propre guide d’audition afin de faire avancer les points suivants :
• la nature du mandat ;
• les modes de désignation et de fonctionnement de ce parlement de Loire ;
• les causes et les objectifs ;
• le répertoire des différents intérêts liés au fleuve, à ses rives et les formes de conflits interspécifiques que le parlement des humains et non-humains aura la charge d’arbitrer.

Les citoyennes et citoyens souhaitant prendre part à ce processus constituant peuvent d’ores et déjà transmettre leurs questions via les commentaires de la page facebook dédiée ; questions qui seront relayées par les membres de la Commission au cours des audiences publiques.