Qui sommes-nous ?
La SNPN est une association reconnue d’utilité publique qui a pour but la mise en œuvre d’actions d’éducation et de protection de la nature, en France mais aussi dans le monde.

« Conserver ce qu’on possède est d’une sagesse si vulgaire, qu’aucun vœu ne semble ici pouvoir être émis, aucun progrès indiqué, qui ne se trouve déjà, et depuis si longtemps, réalisé par le bon sens public. Mais ce qui devrait être malheureusement ce qui n’est pas. L’homme se fait plus que jamais un jeu de détruire autour de lui des biens que lui offrait libéralement la nature, et en présence desquels il lui suffisait de s’abstenir pour les conserver. La guerre que fait l’homme, sous les noms de chasse et de pêche, à tous les animaux qu’il peut atteindre, est aussi acharnée de nos jours qu’au moyen âge ; et la seule différence étant qu’il la fait aujourd’hui avec des engins plus perfectionnés et des armes plus redoutables, la civilisation est venue la rendre plus meurtrière, et par conséquent plus pernicieuse que jamais. La loi, il est vrai, est intervenue pour conserver les animaux utiles de nos champs, de nos forêts, de nos eaux ; mais comment et dans quelles limites ? »
Isidore Geoffroy de Saint-Hilaire (1854)

La prise de conscience de la crise écologique globale, dont les prémices remontent au début du siècle dernier, s’est manifestée par l’émergence des préoccupations relatives à la dégradation de l’environnement de l’homme, voici une cinquantaine d’années (dans le début des années 1960).
Le terme d’environnement, à la différence des concepts fondamentaux de l’écologie dont la signification est très précise, demeure aujourd’hui encore mal défini : parle-t-on de l’environnement au sens des milieux naturels dans lesquels nous vivons, de l’environnement de l’homme (notamment dans sa composante urbaine) ?
De plus l’étude de l’environnement ne provient pas – et il s’en faut de beaucoup - du strict domaine de l’écologie. Les disciplines propres aux sciences environnementales couvrent des domaines très variés : en dehors bien sûr de la connaissance des espèces et des milieux ainsi que de leur fonctionnement (l’écologie justement, discipline centrale), on trouve des sciences comme la chimie environnementale, la physique de l’environnement, l’océanographie physique, la géologie de l’environnement, l’écotoxicologie, l’écochimie, etc. Mais elles ne se limitent pas aux seules sciences physiques, chimiques ou naturelles : les sciences humaines y prennent leur part, dont la géographie, l’économie de l’environnement, la sociologie, le droit de l’environnement et dérivent vers des aspects plus sociétaux comme la notion de développement durable, pour arriver même aux sciences politiques, certains partis se revendiquant de « l’écologie » (génération écologie, les Verts, les Ecologistes, etc.). Mais que mettent ces partis derrière le terme "écologie" ?
Dans ce vaste débat autour de l’environnement, comment se situe la SNPN ?

Le but de la SNPN, rappelé dans l’article premier de ses statuts, est la protection de la nature.

Qu’entend-on par protection de la nature ?
Fidèle à ces traditions et à sa vocation, en se basant sur les données scientifiques que nous offrent les études en écologie, et notamment les études en dynamique des populations et en biologie de la conservation, la SNPN se donne pour seul but la protection, la conservation et la restauration de la nature, c’est-à dire la protection des espèces animales et végétales sauvages mais aussi de leurs habitats et des milieux naturels, qu’ils soient terrestres, d’eau douce ou marins, en France métropolitaine, dans ses territoires ultramarins et dans le monde, là où cette nature est menacée par les imprévoyances et les inconséquences humaines.
En effet, de l’avis général, notre pays, comme bien d’autres, vit en ce moment une période de régression en ce qui concerne la protection de la nature, alors que la crise écologique démontre que notre vision des rapports harmonieux entre l’homme et son milieu a pour elle la raison, la morale et l’avenir.
L’érosion de la diversité naturelle des espèces et des écosystèmes est un phénomène planétaire qui touche d’innombrables espèces disparaissant dans l’anonymat, c’est-à-dire parfois même avant d’avoir été découvertes ou même décrites. Des espèces emblématiques comme les grands singes anthropoïdes ou l’éléphant, ou des espèces moins connues comme le hamster d’Alsace ou le vison d’Europe, dans le Sud-ouest de la France, sont en voie de disparition.
Mais cette érosion de la diversité biologique touche désormais des espèces qui étaient, il y a peu de temps encore, considérées comme « banales » en dépit de leur rôle fonctionnel au sein des écosystèmes, c’est-à-dire très communes sur l’ensemble du territoire national et pour lesquelles, le plus souvent, aucun statut réglementaire n’assure la protection face à cette dégradation de leur environnement.
Les causes de cette crise sont nombreuses : démographie humaine, urbanisation, grandes infrastructures linéaires, déforestation, consommation énergétique, surexploitation des ressources naturelles (chasse, pêche, agriculture…) - soit pour la consommation humaine et animale, soit pour des buts strictement « ludiques », pollutions chimiques et physiques accidentelles ou non, surexploitation des ressources aquatiques et minérales… Toutes ces causes sont exacerbées par la très forte croissance démographique humaine, la population ayant été multipliée par dix en moins de deux siècles et demi.
La SNPN se fixe pour but la protection de la nature, c’est-à-dire : d’une part d’agir pour assurer un statut de conservation favorable à toutes les espèces animales et végétales, voire dans certains cas pour renforcer les populations d’espèces menacées. Cela passe bien entendu en premier lieu par la protection de leurs habitats. La SNPN luttera donc contre toutes les causes à l’origine de la destruction de la flore, de la faune et des espaces dont les espèces ont besoin pour évoluer.
D’autre part, dans la continuité de sa tradition, qui l’a amenée à créer les premiers espaces naturels protégés, bien avant la loi de 1976 (réserve zoologique de Camargue, réserve naturelle de Néouvielle, réserve naturelle du Lauzanier, réserve naturelle de Port-Cros… autant d’espaces qui sont devenus des réserves naturelles nationales ou des parcs nationaux), la SNPN combattra pour la mise en place d’un véritable réseau d’espaces protégés réglementairement - comme elle l’a encore fait récemment pour la création d’une réserve naturelle nationale dans la Plaine des Maures - espaces où, justement par leur réglementation, nous pouvons assurer la préservation des espèces, face aux divers aménagements de toutes sortes menaçant leur habitat.
Elle mène également une réflexion générale sur les grands problèmes de conservation des milieux naturels et des espèces menacées.

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