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- Araignée crabe en embuscade/Photo Y. Thonnérieux
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Sommaire
Editorial
Echos-Actualité :
Comment sauver les cèdres de l’Atlas, au Maroc ?
Pour une réforme de la chasse dans les DOM
Les estrans menacés par la pêche à pied
Les récifs coralliens d’eau froide
La France a découvert du pétrole en Guyane
Un projet de Parc naturel marin sur l’estuaire de la Gironde et les pertuis charentais
Une conférence à la Maison des Océans
Les piranhas à ventre rouge s’expriment !
Les petits points d’eau lentique des Deux-Sèvres : inventaire, usages et évolution par Alexandre Boissinot & Arnaud Vaudelet
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Les petits points d’eau lentique jouent un rôle clef dans la conservation de la ressource en eau et de la biodiversité, notamment en Europe. Par exemple, en Suisse, on en recense approximativement 32 000 de 0,01 à 5 ha, en Grande Bretagne, environ 400 000 de 0,0025 à 5 ha et au Danemark, environ 120 000 de 0,01 à 5 ha. En Allemagne, principalement dans le nord-est, de fortes densités de petits points d’eau existent. Leur nombre est estimé à 167 000 pour une surface qui varie de 0,01 à 1 ha. En France, on estime à 1 million le nombre de points d’eau inférieurs à 0,5 ha. Parmi ces éléments, on compte environ 600 000 mares soit une par kilomètre carré. Considérées comme un élément fondateur de la vie rural, les mares et étangs reflètent les rapports familiers de l’homme à l’eau au fil des siècles. Ces points d’eau sont dans 99% des cas d’origine anthropique et ont été creusés pour répondre au besoin en eau et à une multitude d’usages.
Le Parc national de Cat Tien par David Brugière
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Le Vietnam est plus connu du grand public pour sa richesse culturelle et son histoire contemporaine mouvementée que pour sa nature et ses forêts. Pourtant, ce pays d’Asie du Sud-Est recèle une biodivesrité remarquable. Et encore mal connue : entre 1992 et 2004, pas moins de 68 nouvelles espèces de vertébrés (dont huit mammifères) ont été décrites. Cette richesse se trouve cependant aujourd’hui fortement menacée par la destruction des forêts qui autrefois couvraient l’essentiel du pays.
Mimétisme et coumouflage. Partie 1 : l’art de disparaître par Yves Thonnérieux
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Les stratégies de survie animale se présentent sous d’innombrables facettes : la gazelle mise sur sa capacité à courir, le hérisson sur celle à se mettre en boule, la taupe sur celle à évoluer sous la terre... D’autres espèces revendiquent par la couleur dangerosité, pratiquent le bluff ou la dissimulation. Ce premier volet se penche sur le camouflage qui est une technique employée depuis toujours par le chasseur embusqué ou par celui qui cherche à approcher le gibier qu’il convoite. Le naturaliste et le photographe des temps modernes recourent aussi à l’art de se fondre dans le décor pour mieux "apprivoiser" leurs sujets. Il faut ouvrir bien grand les yeux afin de profiter pleinement de la visite guidée qui commence....
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Les rendez-vous nature de la SNPN
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Lexique
Editorial
Que sont nos idées devenues... ?
La planète bleue… Une bien belle image de notre Terre, couverte à 70 % par les mers et les océans.
Le Courrier de la Nature n’est pas toujours très juste et la part consacrée dans ses pages à ces milieux aquatiques salés est rarement proportionnelle à la surface qu’ils occupent sur le globe terrestre.
Ainsi dans ce numéro, aucun article de fond ne leur est consacré (encore qu’un poulpe et un poisson-scorpion se soient dissimulés dans l’article d’Yves Thonnérieux p. 38 et 40). Mais si vous êtes un peu attentifs à la lecture des actualités, vous verrez que nombre d’entre elles – pas toujours roses je vous l’accorde - concernent ces mers et océans. Vous y découvrirez (peut-être) l’existence de récifs coralliens en eau froide et les études menées sur ces écosystèmes particuliers en vue d’une meilleure gestion et protection (cf. p. 11). Vous noterez les réflexions en cours sur les grands fonds marins (cf. p.16). Du côté des bonnes nouvelles, vous prendrez connaissance de deux projets de Parcs naturels marins dans notre pays (cf. p. 11 et 14) et de la protection des Bouches de Bonifacio. Du côté des mauvaises, hélas plus nombreuses, le plastique qui s’accumule jusque dans l’Antarctique (cf. p. 13), les menaces qui pèsent sur le littoral (pêche à pied, p. 11 et marées vertes, p. 7) et bien évidemment fuites de pétrole et autres marées noires (cf. p. 9, 11 et 16).
Dans cette palette finalement plutôt grise, une information ressort, que certains voient déjà brillée comme de l’or… : la découverte de pétrole dans les eaux profondes guyanaises (cf. p. 12) !
Dans ce qui est encore (mais pour combien de temps ?) un Eldorado de la biodiversité, c’est déjà en grande partie l’or qui menace l’intérieur des terres, à travers l’orpaillage, clandestin ou non, et ses multiples conséquences sur l’environnement (destruction des habitats, pollutions au mercure, chasse à outrance…). C’est donc maintenant l’or noir qui menacerait ses côtes, sans qu’aucune leçon semble avoir été tirée de la récente catastrophe écologique du golfe du Mexique.
Notre pays est pourtant bien fier, quand il s’agit de biodiversité, d’afficher sa grande richesse, essentiellement due à l’outre-mer et en grande partie donc à la Guyane. Car, si or il y a bien dans ce département français perdu en Amérique du Sud, c’est un or vert, pour lequel nul n’est besoin de forer ni de draguer, et qui profite à l’ensemble de la planète !
Ecotourisme, préservation du poumon de notre Terre, développement durable, sauvetage des océans, création d’aires protégées, conservation du littoral, protection des espèces menacées, legs aux générations futures… Oubliées toutes ces grandes idées maintenant que la France aurait du pétrole ?
A.L.
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