voir le n° précédent - voir le n° suivant

- Inflorescence d’Aechmea mertensii / Photo J.-F.Carrias
- commander ce N° ou s’abonner
Sommaire
Editorial
Echos-Actualité :
Manifeste pour la recherche en ingénierie écologique
Des cigognes blanches abattues en Charente-Maritime
Les algues vertes ont tué 36 sangliers
Le grand tétras sur l’autel de la chasse
Les gorilles de montagne mencés dans le parc des Virunga
Les haploops de Bretagne
Les agrocarburants participent au réchauffement climatique
Destructions illégales d’oiseaux en Europe
Découverte d’un supergène du mimétisme chez le papillon Heliconius numata
Réintroductions d’aigles de Bonelli
Vie de la SNPN
Assemblée générale 2011. Conférence sur le loup, par Gilbert Simon
Des plantes tropicales qui forment des mares : les broméliacées-citerne. Un écosystème aquatique miniature capital pour la biodiversité par Jean-François Carrias, Céline Leroy, Régis Céréghino, Anne-Catherine Lehours, Laurent Pélozuelo, Alain Dejean & Bruno Corbara
lire l’introduction...
Les plantes qui présentent des structures anatomiques permettant de retenir de l’eau en permanence sont assez répandues en milieu tropical. Si beaucoup sont maintenant cultivées pour être vendues en jardineries, faisant le bonheur des amateurs, elles forment en milieu naturel des écosystèmes aquatiques encore très peu étudiés et renferment une biodiversité que l’on est loin d’avoir recensée. En Amérique centrale et du Sud, les broméliacées-citerne, qui représentent les plus nombreuses et les plus diversifiées de ces "plantes-mares", permettent à des organismes très variés d’accomplir leur cycle de vie.
Les chiroptères et la forêt : de la connaissance à l’action ! Etat des lieux de leur prise en compte dans la gestion par Laurent Tillon et Audrey Tapiero
lire l’introduction...
En cette année 2011, année internationale de la forêt et année internationale des chauves-souris, il est légitilme de s’interroger sur les liens qui unissent ces animaux à l’écosystème forestier, mais aussi sur la manière dont les chiroptères sont intégrés dans la gestion des espaces forestiers. Sans prétention d’exhaustivité, l’objectif de cet article est de dresser un bilan le plus complet possible de la situation actuelle.
Réflexions sur les communautés hommes-singes par Chris Herzfeld
lire l’introduction...
Au cours des années 1960, un évènement capital a eu lieu dans le domaine des relations entre homme et animal : pour la première fois, des humains et des grands singes ont vécu ensemble, formant de véritables familles. Ces communautés ont vu le jour aux Etats-Unis, dans le cadre des recherches sur les capacités d’apprentissage du langage humain par les primates, les scientifiques ayant supposé que cette acquisition langagière serait favorisée par la socialisation des anthropoïdes dans une structure familiale. Au-delà des performances des grands singes, largement médiatisées à l’époque, ces formes de « vivre-ensemble » ont également permis de rendre visible des proximités comportementales et cognitives étonnantes entre humains et singes anthropoïdes, ainsi que des formes de compréhension mutuelle. Sans cautionner l’intégration des grands singes dans les familles humaines, ni l’enfermement des primates dans les zoos, nous tenterons ici de comprendre ce qui s’est joué et ce qui se joue dans ces communautés et de réfléchir sur le statut de ces singes si proches de l’homme.
Les mares. Les mares de nos campagnes
Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Lexique
Editorial
Dix ans…
Dix ans ont passé depuis que vous nous avez quittés*, Chère Mademoiselle Lapicque, et vous nous manquez plus que jamais. Dix années qui se sont écoulées comme un torrent de montagne.
C’était hier que le soir, après le travail, nous refaisions le monde.
Comment va-t-il aujourd’hui, le monde ? Ca grouille, ça chauffe, ça pullule et ça pollue toujours plus ! Mais rassurez-vous, le soleil se lève encore, courageusement, chaque matin.
Sachez que vos affaires ont été réglées sans problème, mais il aura tout de même fallu sept ans pour y parvenir. La SNPN occupe jusqu’au dernier mètre carré les locaux de la rue Cels que vous lui avez donnés. Les réunions du conseil d’administration se tiennent encore dans votre pavillon et les débats sont toujours aussi enflammés lorsque l’on traite des grands sujets de la conservation de la nature. Ils sont plus posés lorsque l’on aborde les questions financières. Heureusement, votre générosité a grandement contribué à assurer la pérennité de la SNPN. Sans vous, notre association n’aurait pas vu la fin de cette décennie.
Quant à Bretagne vivante, elle gère vos terrains de la baie de Launay au mieux des moyens que vous lui avez laissés. Et, puisque nous sommes entre nous, sachez que votre riche voisine de Ploubazlanec, Mme Liliane B… a bien des soucis. Sa fille l’accuse de dilapider sa fortune, d’autres d’avoir financé la campagne électorale du président de la République. Dommage que vous n’ayez pas eu le temps de lui exposer nos derniers projets de conservation, comme vous vouliez le faire avant votre départ ; son argent eut été mieux employé.
Une dernière nouvelle : l’heure de la retraite a sonné pour moi. Cela me faisait rire, mais vous aviez en quelque sorte raison quand vous disiez qu’il faudrait dix ans pour trouver et former celle ou celui qui me remplacera. Je pars à la fin de ce mois d’octobre et je ne sais pas encore qui me succédera.
Je vais donc quitter votre maison de la rue Cels où vous resterez présente comme vous le resterez dans le coeur de ceux qui vous ont connu. Si vivre c’est agir comme si l’on était éternel et aimer comme si chaque jour était le dernier, alors, malgré les peines et les souffrances, votre vie fut belle.
M. G.
*Mlle Paule Lapicque est décédée le 8 octobre 2001 à l’âge de 91 ans. Voir Le Courrier de la Nature n° 197 page 3.
voir le n° précédent - voir le n° suivant