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- Gypaète barbu en plein vol / Photo Julien Heuret
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Sommaire
Editorial
Echos-Actualité :
Plaidoyer pour la futaie irrégulière en forêt domaniale de Rambouillet
Sortie du film Des gypaètes et des hommes
Résurgence médiatique du tigre de Sibérie
Quelles sont les causes de la mortalité des abeilles ?
Le sanctuaire de Manas reste classé au patrimoine de l’Unesco
Le programme Spipoll
Des déchets menacent une zone humide des Vosges
La chasse a fait 18 morts en 2010/2011
Les aménageurs et la compensation des atteintes à la biodiversité
2 500 000 palétuviers plantés en Indonésie.
Vie de la SNPN
Assemblée générale 2011 (suite)
Le desman des Pyrénées. Un mammifère énigmatique par Lysa Laviolle
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Deux siècles après la première description du desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus) par Etienne Geoffroy Saint-Hilaire, cette espèce recèle encore de nombreux mystères. Il faut dire que le desman ne se laisse pas étudier facilement : à peine plus gros qu’une souris, ce mammifère discret au mode de vie nocturne chasse de manière fugace dans les torrents de montagne. Ajoutons à cela une aire de répartition réduite et fragmentée, voilà un animal bien difficile à observer ! Une seule certitude aujourd’hui : le desman des Pyrénées est une espèce menacée. Pour conforter la réglementation européenne existante, de nouvelles mesures se mettent actuellement en place en France, tandis que les connaissances sur la biologie et l’écologie de cette espèce s’enrichissent...
Le gypaète barbu dans les Alpes. Chronique d’un retour accompagné par Marie Heuret et Anne Lombardi
lire l’introduction...
C’est un des plus grands oiseaux de notre pays. Vous pouvez voir planer son impressionnante silhouette au-dessus de votre tête en Corse, dans les Pyrénées et dans les Alpes, d’où il avait pourtant disparu durant de longues décennies. Une ombre de près de trois mètres d’envergure ! Une ombre bien plus menacée que menaçante, malgré les croyances qui ont failli causer sa perte.
De la légende à la réalité, portrait d’un géant de notre ciel.
L’homme et la nature : sixième épisode par Luc Strenna
ou comment l’homme occidental a pensé ses rapports à la nature...
Les mares. Libellules et singularités
La nature dans les écrits de ... Jacques Brosse
La nature sous le pinceau de ... Dominique Mansion
Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Lexique
Editorial
Et pendant ce temps-là, en Afrique…
Lorsque nous avons évoqué récemment* les dommages causés par la sécheresse en France, nous étions très loin de ce que vivent actuellement les pays d’Afrique de l’Est.
La Somalie, le Kenya, l’Éthiopie, l’Érythrée, l’Ouganda, le Soudan ou encore Djibouti connaissent actuellement la pire sécheresse de ces soixante dernières années en Afrique de l’Est. Selon les Nations unies, ce phénomène est à l’origine de la plus grave crise alimentaire de ces vingt dernières années en Afrique : 12 millions de personnes seraient menacées par la famine.
Quelles sont les raisons d’un tel phénomène et pourquoi n’est-on toujours pas mieux préparé à lutter contre lui ?
A la première interrogation, les scientifiques émettent deux hypothèses principales : d’une part, la présence d’un courant marin chaud venu de l’océan Indien (El Niño) qui se traduit par une absence de précipitations sur la Corne de l’Afrique (pas une goutte de pluie depuis plus de quatre ans) et, d’autre part, le réchauffement climatique.
A la seconde, nous devons malheureusement à nouveau évoquer le manque d’anticipation politique et les moyens encore trop faibles accordés à l’adaptation au changement climatique dans les pays du Sud.
Alors que les autorités semblent s’intéresser enfin à cette crise, maintenant que l’urgence est installée, les agences onusiennes et les ONG locales, elles, tirent la sonnette d’alarme depuis plus de deux ans. Il faut croire que les problèmes auditifs de nos dirigeants politiques se révèlent encore une fois tout particulièrement prononcés lorsque les signaux sonores proviennent du continent africain (notamment en période de crise économique mondiale).
La situation s’est donc progressivement dégradée, la sécheresse s’est accentuée, les prix sur les marchés agricoles ont continué à grimper et nous sommes aujourd’hui confrontés à l’une des plus grandes famines connues ces dernières années.
Pourtant, voilà longtemps que les responsables politiques sont tous d’accord pour promouvoir des actions menées en amont, le développement d’une agriculture locale, de l’irrigation, une meilleure gestion des stocks de réserves alimentaires... Malheureusement, les dépenses d’extrême urgence sont encore et toujours préférées aux investissements à long terme.
Il faudra pourtant que ces comportements évoluent, et vite, car, si l’on en croit les prévisions des experts, les pays de la Corne de l’Afrique doivent se préparer à connaître des sécheresses induites par les changements climatiques de plus en plus récurrentes et intenses.
Espérons que les voix de l’Afrique finiront par être enfin entendues… !!!
A. C.
* Editorial du Courrier de la Nature n° 257.
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