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- Photo Dominique Mansion / Trogne de charme avec un taillis aérien au sommet
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Sommaire
Editorial
Echos-Actualité :
Les réserves biologiques de Fontainebleau : une protection efficace ?
Braconnage des éléphants au Tchad
Un accord sur le bois tropical entre l’Union européenne et le Libéria
Gestion des déchets en Guadeloupe
La tuberculose bovine touche la faune sauvage
Chasse au blaireau en France - Protection des tourbières en Isère
Préservation des lépidoptères des zones humides
Envol Vert : une association se bat contre la déforestation en Amérique latine et centrale
Dans le Mercantour : un guide électronique pour les nonvoyants
Sauvages de ma rue, un observatoire des plantes urbaines sauvages
Vie sociale des mammifères fossiles
Gaz de schiste : une proposition de loi modifiée
Vie de la SNPN
Les trognes, un monde de biodiversité par Dominique Mansion
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La création d’une trogne, aussi appelée arbre têtard et arbre d’émonde, consiste à couper les branches latérales pour favoriser la croissance de rejets.
Les trognes font partie des paysages européens depuis des milliers d’années. Certaines, retrouvées dans le lit de la Trent en Angleterre, ont été datées de 3400 ans. Cette pratique qui a probablement vu le jour dès le Néolithique sert à mettre hors de portée des herbivores les précieuses repousses des arbres.
La dissémination des graines et la pollinisation des fleurs par les mammmifères et les oiseaux par Pierre Charles-Dominique
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Les végétaux sont soumis à deux contraintes majeures pour leur reproduction : d’une part, leur pollen doit être disséminé à distance, de façon à augmenter le brassage génétique des populations en place et, d’autre part, leurs graines doivent être éloignées du pied mère afin que les espèces puissent coloniser de nouveaux espaces. Les premières plantes terrestres utilisèrent probablement l’eau et le vent pour satisfaire ces deux exigences, mais elles s’associèrent très tôt à des animaux, aboutissant à des modes de transport de leurs propagules bien plus efficaces.
L’homme et la nature : cinquième épisode par Luc Strenna
ou comment l’homme occidental a pensé ses rapports à la nature...
La végétation des mares
La nature sous l’oeuil de ... la SPHN
Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Lexique
Editorial
On manque d’eau !!!
La France, comme une grande partie de l’Europe, rencontre actuellement une sécheresse exceptionnellement précoce (plus précoce encore que celle de 1976) et il semble, d’après les prévisions météorologiques, que les choses ne soient pas prêtes de s’arranger avec l’arrivée de l’été.
Le pays a effectivement cumulé une pluviométrie d’hiver (celle qui recharge les nappes phréatiques) moyenne, voire déficitaire, et un printemps extrêmement chaud et sec (2,6 °C de plus que la moyenne 1971-2000 et seulement 45 % des pluies moyennes saisonnières).
En ce début de mois de juin, la diminution des niveaux des eaux superficielles et souterraines est alarmante (les chiffres révélés par les indicateurs sont ceux normalement rencontrés au mois de juillet) et 54 départements sont désormais concernés par des mesures restreignant certains usages de l’eau (arrêté préfectoral en vigueur au 27 mai 2011).
Cette sécheresse a déjà des conséquences dramatiques pour tous les secteurs d’activité fortement consommateurs d’eau : agriculture, industrie (notamment nucléaire pour le refroidissement des réacteurs), gestion des forêts (risques d’incendies)… Mais c’est évidemment l’agriculture qui en est la première victime et en particulier les producteurs de fourrages et les cultures céréalières.
La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui n’a pas hésité à parler de « situation de crise et de gestion de crise », a convoqué un « comité sécheresse » réunissant les différents usagers de l’eau (agriculteurs, industriels, EDF…), les élus ainsi que des experts sur les questions de l’eau et de la météo*.
S’il n’est pas encore question d’impôt sécheresse, des mesures concrètes ont d’ores et déjà été prises : mesures d’interdiction concernant l’arrosage des pelouses et espaces verts, le lavage des véhicules et des voiries ainsi que le remplissage des piscines ; restrictions des prélèvements d’eau dans les nappes souterraines ou les cours d’eau dans plus d’une trentaine de départements (sauf dérogations particulières)…
Le ministère de l’Environnement préconise « les réductions des fuites dans les réseaux d’eau potable, la poursuite des efforts entrepris en faveur de la récupération des eaux de pluie, et enfin l’amélioration de la gestion des prélèvements d’eau pour l’irrigation ».
Quant aux activités commerciales et industrielles, elles doivent limiter « au strict nécessaire » leur consommation d’eau.
Finalement, cette situation grave nous rappelle que l’eau est une ressource commune dont les différents usagers doivent avoir une gestion solidaire.
A.C.
*Ce comité réuni d’urgence à la mi-mai devrait se tenir régulièrement toutes les six semaines.
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