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- Photo Michèle Lemonnier-Darcemont / Melitaea arduinna
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Sommaire
Editorial
Echos-Actualité :
Une épidémie chez les chauves-souris américaines
La crécerelle d’Amérique menacée par les rodenticides
Un centre de soins à Calais
Programme Phénoclim
Réintroduction d’écrevisses à pattes blanches en France
L’artificialisation des sols s’accélère
Retour des tigres en Asie centrale
Le projet MEMO
Les personnels des établissements publics de l’environnement mécontents
Mission du Marion Dufresne dans les îles Eparses
Fin de la famine pour les vautours
Bilan du congrès "Nature et savoir-faire"
Aménagement de gîtes dans un camp militaire
Les vertus du venin des couleuvres
Le désastre du golfe du Mexique sous-estimé
Du caoutchouc de pissenlit
Les chauves-souris : baromètres de la biodiversité
Consommation et gestion de l’eau
Des marées noires en eau douce
Vie de la SNPN
Le massif de Galicica : un lieu remarquable pour les Orthoptères et Lépidoptères, en République de Macédoine par Michèle Lemonnier-Darcemont et Christian Darcemont
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Situé dans l’extrême sud-ouest de la République de Macédoine, pays majoritairement montagnard (environ deux tiers du territoire), le massif de Galicica redescend vers l’ouest jusqu’au lac Ohrid et à l’est jusqu’au grand lac Prespa, deux lacs tectoniques parmi les plus anciens d’Europe.
Inclus au cœur du Parc national de Galicica, qui s’étend sur 25000 ha environ, il se place à la confluence méridionale de la chaîne des Dinarides et septentrionale du Pinde, des montagnes jeunes ouest-balkaniques formées au cours de l’orogénèse alpine.
Avec une flore riche en espèces rares et endémiques et une grande faune qui comprend quelques noms présitigieux comme le lynx d’Europe (Lynx lynx), l’ours (Ursus arctos) et le loup (Canis lupus), l’intérêt du naturaliste est sans cesse sollicité. La grande valeur de son entomofaune, notamment en orthoptères et lépidoptères, n’est qu’un exemple qui illustre à merveille l’intérêt remarquable de ce site sauvage et naturel.
Flore urbaine à Toulouse et histoires naturelles par Boris Presseq
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A quoi ressemble la flore sauvage en milieu urbain ? C’est par le cas concret de la ville de Toulouse que nous abordons la question, grâce à l’inventaire des fleurs de son centre-ville. L’objectif est ici d’établir l’histoire et la cartographie de leur implantation, mais surtout de sensibiliser le citadin à leur diversité et à leur conservation, par l’énumération exhaustive des espèces rencontrées qui vivent en étroite interaction avec leur milieu hôte.
L’homme et la nature : quatrième épisode par Luc Strenna
ou comment l’homme occidental a pensé ses rapports à la nature...
Les mares, des milieux remarquables particulièrement menacés
La nature dans les écrits de ... Henri Bosco
La nature sous le pinceau de ... André Méhu
Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Editorial
Un an après, la marée est toujours noire
Le 20 avril rejoint la triste et pourtant grandissante liste des anniversaires de catastrophes écologiques : en 2010 à cette date explosait et coulait la plate-forme off shore de Deep Water Horizon, sous-traitant de Beyond Petroleum (BP), provoquant une marée noire historique dans le golfe du Mexique et de Louisiane. L’explosion a déversé environ 780 millions de litres de pétrole brut. Cet accident est à l’origine d’un véritable désastre écologique : 1 700 km de côtes, plages ou zones marécageuses dévastées, 6 104 oiseaux [1] tués, 604 tortues de mer également, 153 dauphins échoués sur les côtes…
Une nouvelle fois, les exigences de sécurité ont été mises de côté en faveur de la rentabilité économique immédiate. Le rapport de la commission d’enquête sur les causes de la marée noire est clair : elle est la conséquence directe de la perpétuelle course aux économies entreprise par BP et ses partenaires.
Il est encore très difficile d’évaluer l’impact environnemental de cette marée noire et, comme bien souvent, les analyses diffèrent du tout au tout selon leurs commanditaires.
Les expertises de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américaine démentent la situation décrite par BP en affirmant qu’en aucun cas le golfe retrouvera une situation normale avant la fin 2012. Contrairement à ce qui est annoncé par BP, des nappes de pétrole continuent de se répandre sur les plages environnantes. Ainsi, malgré les efforts des autorités américaines, 500 km de côtes restent encore à nettoyer et les mortalités enregistrées pour la faune locale sont encore très supérieures à la normale. Selon les estimations, entre 25 et 30 % du pétrole flottent encore sur les eaux du golfe.
Conséquence également catastrophique et aujourd’hui avérée : la contamination des fonds marins. Des chercheurs de l’université de Géorgie ont repéré une épaisse couche de pétrole recouvrant le plancher océanique sur une superficie de 7 000 km2 et se déplaçant à grande vitesse. La description que les scientifiques donnent des fonds marins du golfe, qu’ils comparent à une « maison hantée », fait froid dans le dos : des organismes morts ou trop amorphes pour prendre la fuite, des coraux couverts d’une vase noirâtre…
Les conséquences écologiques des 6,5 millions de litres de produits chimiques utilisés pour dissoudre les hydrocarbures sont par ailleurs inconnues…
Malgré l’engagement du gouvernement américain et les grandes dépenses (ou annonces de dépenses [2]) de BP en faveur des travaux de réhabilitation des côtes souillées, il est regrettable de constater une nouvelle fois qu’aucune leçon n’a réellement été tirée de cette catastrophe. Alors que le secteur pétrolier se refait petit à petit une santé, l’Administration américaine a recommencé, il y a un peu plus d’un mois, à délivrer des permis de forage en eaux profondes dans le golfe et il serait même question que BP reprenne les forages cet été dans le golfe du Mexique. Un an après, on constate que la pénalisation du secteur pétrolier n’a pas été à la hauteur des enjeux de la marée noire. Le Congrès américain n’a toujours pas légiféré à ce sujet. On peut donc facilement imaginer qu’une marée noire d’une envergure similaire puisse se reproduire prochainement si rien n’est fait.
A.C.
1- Estimation du Conseil américain de défense des ressources naturelles.
2- 50 millions de dollars par an sur dix ans promis par BP pour financer la recherche ne sont toujours pas arrivés dans les laboratoires.
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