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- Photo Jacques Tassin / Allée des baobabs Adansonia grandidieri à Morondava (Madagascar)
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Sommaire
Editorial
Courrier des lecteurs
Echos-Actualité :
Avantages de la culture de la luzerne
Rapatriement de tortues terrestres à Madagascar
La nature ordinaire
La pêche au thon rouge toujours autorisée
Vers un plan de gestion des Terres australes françaises
La forêt de l’Orgère est-elle protégée ?
Une nouvelle espèce de singe en Birmanie
Colloque au Portugal sur les aires marines protégées
Campagnol amphibie et nuisibles
10e Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique
Produits dérivés du phoque en Europe
Incendies à La Réunion
Les plantes invasives en Loire-Bretagne
Braconnage des passereaux dans les Landes
Programme de conservation de la mulette en Bretagne
Le Pertuis charentais menacé par les boues de dragage
Pêche en Terres australes
Des récifs coralliens réunionnais fragiles
Découverte d’une nouvelle espèce de langoustine aux Philippines
Vie de la SNPN
Plaine des Maures : Réunion du comité consultatif
Rejet par le Conseil d’Etat des recours déposés contre la création de la réserve de la Plaine des Maures
Des arbres en mal de dispersion ? par Jacques Tassin
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Faut-il craindre pour la dispersion des arbres à gros fruits charnus dans un contexte général d’appauvrissement de la grande faune ? Il est bien raisonnable de se poser une telle question quand on sait qu’entre 70 et 90 % des arbres des forêts tropicales sont dispersés par des animaux vertébrés (Jordano, 2000).
Attirés par la pulpe de certains fruits, les animaux en absorbent alors parfois les graines et assurent ansi involotairement la dispersion. Plus ces fruits ou ces graines sont de grande taille et plus l’animal desperseur doit l’être également pour disposer d’un oesophage en conséquence. On peut prendre l’éléphant comme l’un des plus illustres et plus efficaces représentants de cette communauté de grands disperseurs. Or on sait cet animal menacé au même titre que la plupart des grands vertébrés sauvages. L’image d’un château de cartes s’écroulant sous l’effet de la maladresse humaine n’est pas loin...
Les arbres à gros fruits sont-ils pour autant condamnés, avec la perte des grands vertébrés disperseurs, à rejoindre le cimetière des éléphants ?
Conservation de la nature et développement local durable autour du thé d’Aubrac par Philippe Ginestet
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L’Aubrac est un haut plateau basaltique situé aux confins des départements de l’Aveyron, du Cantal et de la Lozère. L’agriculture, prédominante, est essentiellement liée à l’élevage bovin allaitant de race Aubrac. La forêt, minoritaire, est composée de hêtraies d’altitude et abrite, entre autres joyaux de la nature, une espèce patrimoniale, le "thé d’Aubrac", qui fait l’objet de cet article.
A travers sa mission "Animation et développement des territoires" confiée par le MAAPRAT, le LEGTA de Saint-Chély-d’Apcher travaille depuis quelques mois sur la thématique "Développement durable autour du thé d’Aubrac". Faisons d’abord connaissance avec cette espèce pour mieux comprendre la problématioque qui l’affecte et les pistes envisagées pour une solution durable.
Plaine des Maures : la saga juridique du golf de Bouis se poursuit par Robert Giraudo & Thomas Hermans
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La SNPN et les associations du Collectif pour la plaine des Maures mènent une bataille de longue haleine pour obtenir la réhabilitation, au lieu-dit du bois de Bouis, de milieux naturels remarquables défrichés illégalement entre 1987 et 1992 pour la construction d’un golf. Nous avons déjà obtenu l’abrogation de l’ex plus grande zone d’aménagement concerté (ZAC) d’Europe. La décision de réouverture de chemins ruraux est acquise (au moins sur le papier comme on le verra plus loin). Enfin, la remise en état des lieux est en bonne voie : après une victoire en première instance, une défaite en appel et une victoire en cassation, nous espèrons une victoire définitive lors du second appel.
Le temps est un facteur décisif dans un gros dossier comme celui-ci et la SNPN n’aurait pu tenir si longtemps sans le soutien financier de ses adhérents. Nous les en remercions chaleureusement. Au moment d’entamer la dernière ligne droite, cet article brosse un rappel synthétique et complet de cette affaire hors normes.
L’homme et la nature : premier épisode par Luc Strenna
ou comment l’homme occidental a pensé ses rapports à la nature...
La nature dans les écrits de... Richard Powers
La nature sous le pinceau de ... Benoît Perrotin
Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Editorial
Les poids lourds le seront encore plus
Le Premier ministre et la ministre chargée de l’Ecologie et du Développement durable viennent de signer un décret* ayant pour objets de porter de 40 à 44 tonnes le poids total autorisé en charge des poids lourds et d’obliger à un sixième essieu pour les transports au-delà de 40 tonnes. Le passage à 44 tonnes entre en vigueur immédiatement pour les produits agricoles et agroalimentaires et à la date d’application de l’éco-redevance poids lourds**, pour tous les autres produits ; l’obligation d’un sixième essieu comptera à partir de 2014 pour les véhicules neufs et de 2019 pour tous les véhicules.
La notice de présentation du décret nous apprend que celui-ci a pour objectifs « d’améliorer la compétitivité du secteur des transports » – qui en douterait ? – mais aussi « de réduire le nombre de poids lourds utilisés pour le transport de marchandises pondéreuses et, de ce fait, les émissions de CO2. »
Le terme « réduire » interpelle. On ne peut imaginer sérieusement que cette mesure entraîne une diminution du nombre de poids lourds actuellement en circulation. Au mieux, la croissance du nombre de poids lourds peut être un peu moins rapide ; sauf si la compétitivité améliorée conduit à une augmentation des flux de marchandises circulant par route !
Ce décret apparaît donc comme assurant avant tout le développement durable… du transport routier. Il est en conséquence urgent de réclamer la mise en œuvre d’une politique globale permettant de réduire la circulation abusive des marchandises entraînée par une sous-estimation du coût des transports routiers et par les lois d’un marché oublieux de l’environnement.
Une telle exigence a sa place parmi les thèmes qui seront abordés lors des campagnes pour les élections présidentielle et législatives de l’an prochain.
Marc Gallois
* Décret n° 2011-64 du 17 janvier 2011 relatif au poids total roulant autorisé des véhicules terrestres à moteur. Ce décret modifie l’article R 312-4 du code de la route.
** L’éco-redevance, qui devrait être perçue à partir de 2013, permettra de faire porter sur les poids lourds une partie du coût des structures routières et de leur entretien. Aux yeux des écologistes, elle devrait aussi et surtout amener à reporter une partie du transport routier sur des modes de transport moins destructeurs pour l’environnement ; mais rien n’est moins sûr.
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