
- Galéopithèque de Temmink (Galeopterus variegus) queue rabattue sur son dos.
- Photo : François Moutou - Valérie Besnard
Sommaire
Editorial
Courrier des lecteurs
Echos-Actualité :
PNR Périgord-Limousin : le projet Bagatelle rejeté
Chasse : accord entre protecteurs et chasseurs
Pyrénées : la faim des vautours
Passe-temps : devenez phénologue (C. Ruffier-Reynie)
Le busard cendré victime de destruction intentionnelle
Récifs coralliens : leur destruction source d’intoxications alimentaires
AMP : l’effet réserve en milieu marin tropical
Espèces envahissantes : l’Outre-mer n’est pas épargnée
Nlle-Calédonie : le récif corallien, patrimoine mondial de l’humanité
Tchad : reprise des massacres (P. Pfeffer)
Eléphants : médailles d’ivoire pour la Chine
Sahel : la désertification vue du ciel
Droit de l’environnement : une loi sur la responsabilité environnementale
Pollution : des fonds pour protéger la Méditerranée
Effet de serre : une carotte de glace de 800 000 ans pour prédire les changements climatiques
Phoques : vers une interdiction du commerce des produits dérivés
Baleines : l’observation une alternative à la chasse ?
Vie de la SNPN :
Assemblée générale 2008, 2ème partie.
Malaisie, ça plane à Langkawi par François Moutou & Valérie Besnard
Sfax, Tunisie, la saline de Thyna par Jean-François Carrias
La nature à l’encan par Lauriane d’Este
Comité national de l’IFRECOR - Réunion à Gosier (Guadeloupe), 21-25 avril 2008 par François Ramade
Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Petites annonces - Lexique
Editorial
La bourse ou la vie
A l’heure où j’écris ces lignes, les bourses du monde poursuivent leur chute malgré les interventions des Etats et des banques centrales, et l’Assemblée nationale discute du projet de loi Grenelle sur l’étiquetage écologique des produits et services*. Le ministère de l’Education nationale planche lui sur la nouvelle réforme de l’enseignement en classe de seconde avec au programme la suppression de l’enseignement des sciences de la vie et de la Terre comme discipline obligatoire dans les enseignements fondamentaux. Les réformes, comme les bourses, jouent au yo-yo : lorsque j’étais en seconde les sciences naturelles étaient obligatoires ; ce n’était plus le cas pour mes fils. Puis, prise de conscience écologique exige, l’enseignement des sciences de la vie est revenu sur le devant... de l’estrade. Il doit y rester.
Pour cela, nous devons soutenir l’action lancée par l’association des professeurs de biologie et de géologie (APBG)** pour la présence obligatoire des sciences de la vie et de la Terre en seconde.
Comme il est dit dans la lettre que l’APBG demande à ses adhérents d’adresser massivement au ministre de l’Education nationale :
(…) Les objets d’étude, la vie et son support la Terre, sont au cœur des enjeux environnementaux, de santé et de gestion de l’eau, des ressources énergétiques et alimentaires. Notre pays doit, au sein de l’Europe, progresser du point de vue économique et être à la pointe de la recherche fondamentale et appliquée.
La plupart des innovations scientifiques et technologiques s’appuient sur les domaines de la biologie et de la géologie. (…)
La culture scientifique est nécessaire à tout citoyen. (…) Par exemple, la méconnaissance de données sur son corps entraîne des dépenses supplémentaires de santé publique.
J’ajouterai que le citoyen méconnaissant son statut d’être vivant a un impact désastreux sur son environnement et sur les autres formes de vie.
Revenant à la crise et à ses conséquences, et adoptant une vision plus modeste des choses, j’ajouterai aussi que les promenades et les observations naturalistes appartiendront maintenant et pour longtemps aux rares loisirs à la portée de la bourse de bon nombre de citoyens.
Encore faut-il pour cela que quelqu’un nous ait appris à connaître la nature et à l’aimer.
M. Gallois
* C’est ce que j’ai retenu de la présentation de cette loi faite au journal de 20 heures de France 2 le 7 octobre.
** Voir p. 47.