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Composition
Le Conseil d’administration de la SNPN 2009-2010

Jean Untermaier Président Professeur à l’Institut de Droit de l’Environnement, Université de Lyon 3
Jean-François Asmodé Vice-président et trésorier Chercheur en Ecologie
Christian Jouanin Vice-président Pharmacien e.r. vice-président de l’Académie de Pharmacie. Président d’honneur de la SNPN
François Ramade Vice-président Professeur à l’Université de Paris-sud, directeur du laboratoire d’Ecologie et de Zoologie. Président d’honneur de la SNPN
Pierre Pfeffer Vice-président Directeur de recherche au CNRS e.r.
Michel Echaubard Secrétaire général Maître de conférences à l’Institut National Agronomique e.r.
Marie-Hélène Baconnet Secrétaire générale adjointe Journaliste dans l’audio-visuel

Philippe Bruneau de Miré Retraité du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, correspondant du Muséum national d’histoire naturelle
Gérard Charollois Magistrat au Tribunal de Grande Instance de Périgueux
Patrick Diérich Ingénieur en astronomie, observatoire de Meudon
Christian Erard Professeur au Muséum national d’histoire naturelle
Lauriane d’Este Professeur des Universités, agrégée de lettres et de philosophie
Jacques Fretey Herpétologiste
François Moutou Docteur vétérinaire, épidémiologiste à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa)
Jean-Marie Gourreau Vétérinaire
Thomas Hermans Ingénieur
Stéphanie Hudin Chargée de mission Loire à la Fédération des conservatoires des espaces naturels
Patrick Janin Maître de conférence de Droit public, Faculté de Droit et Science politique, Université de Lyon 2
Jean-Dominique Lebreton Chercheur au CNRS, directeur du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive
Jean-Marc Pons Maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle
Annik Schnitzler Professeur à l’Université de Metz
Gilbert Simon Membre du Conseil général des Ponts et Chaussées, ancien directeur de la Nature et des Paysages du ministère de l’Environnement
Gabrielle Thiébaut Enseignant-chercheur à l’Université de Metz
Daniel Yon Ingénieur au Muséum national d’histoire naturelle


JEAN UNTERMAIER


Activités universitaires
Jean Untermaier a passé son enfance en Sâone-et-Loire à Sennecey-le-Grand. Il entra à la faculté de Lyon en 1961 et ne la quitta que deux fois : la première pour faire son service militaire en Afrique, où il fit de l’ornithologie avec Jean-Marc Thiollay qui travaillait à cette époque à la station de Lamto ; la seconde, en 1974, pour enseigner durant trois ans à Saint-Etienne après avoir obtenu l’agrégation de droit public.
En 1967, il choisit le sujet de sa thèse de doctorat d’Etat, intitulée « La conservation de la nature et le droit public » (1972), grâce à l’ornithologie qu’il pratiquait déjà depuis quelques années.
Membre du Centre Ornithologique Rhône-Alpes, en ce temps où les associations naturalistes se préoccupaient beaucoup de protection, il fut très sollicité en tant que juriste pour s’occuper de contentieux : donc pas question d’échapper au droit de l’environnement. Le thème de la conservation s’avérait idéal pour que se rejoignent la recherche en science juridique, la passion des oiseaux et les activités militantes.

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Jean Untermaier
Photo : Vincent Vignon

Au début de la décennie 1970, le droit de l’environnement n’existait pas vraiment en tant que tel.
Le premier manuel, en fait un traité, celui de Jean Lamarque, parut un an après la soutenance de la thèse de J. Untermaier. Il s’intitulait « Droit de la protection de la nature et de l’environnement », reprenant ainsi le titre du ministère créé le 7 janvier 1971. J. Untermaier s’est attaché à faire entrer le droit de l’environnement dans les programmes de la Faculté.
Le cheval de Troie, si l’on peut dire, fut le droit de l’urbanisme. Chargé de ce cours à Saint-Etienne et à Lyon, il y glissait beaucoup de protection : la législation sur les sites et les monuments, les établissements classés dangereux, insalubres et incommodes, qui deviendront « installations classées » en 1976. Puis, le droit de l’environnement a conquis son autonomie. Dans la foulée, en 1979, il créa le D.E.S (Diplôme d’études supérieures, l’ancêtre du « Master 2 ») de droit de l’environnement, ainsi qu’une structure destinée à supporter à la Faculté l’enseignement et la recherche en la matière : l’Institut de droit de l’environnement.
Cette période fut passionnante. Il fallait écrire le droit sur le terrain. Ainsi, pour les parcs naturels régionaux on ne disposait que du décret les instituant (1967), d’une circulaire et des actes du colloque de Lurs (1966) ; il rencontrait les chargés de mission qui s’occupaient de la mise en place, largement expérimentale, des parcs rhônalpins et en Bourgogne : Morvan, Pilat, Vercors.
J. Untermaier s’impliqua fortement dans la Société française pour le droit de l’environnement (SFDE) créée à l’initiative de Michel Prieur en 1975, cependant que voyait le jour quelques années plus tard à Lyon une section régionale de ladite société. Le travail portait sur les textes législatifs touchant à l’environnement, pour comprendre d’abord et le cas échéant, tenter d’y insuffler un peu plus d’écologie. De colloque en colloque, et aussi de manière plus concrète, dans le cadre du Comité législatif d’information sur la nature et l’environnement (COLINE), aujourd’hui disparu mais qui en son temps joua un rôle de réflexion et d’impulsion non négligeable, il fut de ceux qui s’efforcèrent de donner un sens au pour (le droit de l’environnement) de la SFDE.
Au cours de la décennie 1980 et après, J. Untermaier fut accaparé par l’action internationale, au sein de la délégation française à la Conférence des Parties de la Convention de Ramsar, de la Commission juridique de l’UICN, dont il est toujours membre et participe à ce titre au Comité français ou par les assemblées générales de l’UICN et diverses conférences internationales, y compris celle de Rio, en 1992.
Quant à ses activités de recherche, elles se sont concentrées sur le droit de la protection de la nature et en particulier les zones humides.
Il est vrai d’un autre côté qu’à l’instar des juristes de l’environnement de la première génération, il a gardé sa spécialité d’origine, le droit administratif en l’occurrence , et pour ce qui concerne le droit de l’environnement lui-même, conservé un statut de généraliste. De sorte qu’il a travaillé aussi, entre autres, sur la gestion de l’eau, les déchets, les études d’impact, ainsi que pour des raisons d’attachement personnel, sur la conservation des monuments historiques, des paysages et du patrimoine culturel dans son ensemble.

Activités associatives
Elles se sont déroulées majoritairement en Saône-et-Loire, un peu à Lyon aussi et, avec FNE, à Paris. Son premier engagement remonte à la Société des Sciences naturelles de Sennecey-le-Grand, laquelle avait alors pour unique mission ou à peu près, l’exposition mycologique annuelle et quelques réunions. Avec d’autres, il s’est attaché à faire entrer les oiseaux, en particulier les rapaces dans la salle des champignons, et à organiser des sorties naturalistes.
Les frères Janin, Jean-Pierre Gillot et Jean Untermaier créèrent le Comité départemental de la protection de la nature en Saône-et-Loire, qui vient de fêter son 30ème anniversaire non sans une certaine pompe : un millier de personnes à Chalon-sur-Saône pour écouter Hubert Reeves. Le CDPN procède du mouvement qui a vu naître plusieurs grandes associations régionales et la Fédération française des sociétés de protection de la nature.
Son combat majeur fut la liaison Rhin-Rhône qu’il gagna, certes pas tout seul, de même qu’il contribua à éviter l’implantation d’une centrale nucléaire à Boyer, dans le sud de la Bourgogne.
Il y eut évidemment aussi la période FNE dont Jean Untermaier fut administrateur puis, de 1990 à 1992, président.

Activités ornithologiques
J. Untermaier fit ses premières armes au CORA avec pour maître Philippe Lebreton qui projetait sur l’avifaune, la nature et la société une rigueur qui aurait pu être protestante (ce qui n’était pas le cas), un humour acéré et beaucoup d’élégance. Le professeur Lebreton, en ce temps là, appréciait peu que les jeunes ornithologues délaissent la Dombes pour s’en aller « cocher » dans les pays lointains. Transgressant cet interdit qui n’en était pas un, J . Untermaier a pour sa part pas mal voyagé, d’abord en Europe et en Afrique de l’Ouest, puis un peu partout et il continue à le faire lorsque l’opportunité se présente.

Activités municipales
Maire de Montceaux-Ragny (57 habitants), Jean Untermaier s’efforce depuis son élection (1989) d’expérimenter le développement durable sur les 253 hectares de cette micro-commune du Sud-Mâconnais qui ne dispose pratiquement d’aucune ressource propre.
L’équipe municipale s’est ainsi attachée à protéger le site (désormais inscrit à l’inventaire, au titre de la loi du 2 mai 1930), puis à en valoriser les potentialités écologiques et culturelles.
En ce sens, un sentier de découverte a été mis en place, les réseaux électrique et téléphonique enterrés, les calvaires et le lavoir restaurés. Surtout, à l’emplacement d’une ancienne carrière érigée plus tard en décharge d’ordures, la municipalité construit un théâtre de plein air qui pourra accueillir dès l’été prochain quelque 430 spectateurs.


Présentation des administrateurs


Jean-François Asmodé
Vice-président de la SNPN depuis 1994, trésorier depuis 1995, administrateur depuis 1984.
Il est directeur et gérant de l’Office de génie écologique depuis 1991. Ses domaines d’intervention sont les études d’impacts sur les grands projets et la gestion des aires protégées. Ainsi, il a intervenu dans la création ou la gestion de 20 aires protégées (réserves naturelles et parcs nationaux) sur trois continents, dont le parc national du Tassili. Il est membre du groupe des spécialistes de la réintroduction de la Species survival commission de l’UICN.

Christian Jouanin
Vice-président de la SNPN depuis 1983, administrateur depuis 1967 et directeur du Courrier de la Nature.
Pharmacien, membre de l’Académie nationale de pharmacie, membre correspondant du Muséum national d’histoire naturelle. Intérêts particuliers : conservation des zones humides (fondateur du bureau MAR), protection des oiseaux d’eau (initiateur du recensement des ardéidés) et des oiseaux océaniques (directeur d’un programme de recherches sur la biologie de reproduction, la dynamique de population et les migrations du puffin cendré, le plus grands des oiseaux océaniques de l’Atlantique nord, menacé de nos jours par le développement des pêcheries aux longues lignes).

François Ramade
Professeur Emérite d’Ecologie et de Zoologie à l’Université de Paris-Sud (Orsay), il est Président d’honneur de la Société française d’écologie, membre d’honneur de l’Union mondiale pour la nature (UICN), l’ONG internationale dont l’objet est de faire la liaison entre sciences et conservation de la nature pour un développement durable. Il a été aussi depuis le début des années 80 un expert du Programme des Nations Unies pour l’environnement en particulier le « point focal » du PAM du PNUE en ce qui concerne la protection des écosystèmes méditerranéens et celle de leur biodiversité.
Il consacre depuis plusieurs années ses activités de Recherche à l’étude de l’écotoxicologie des eaux continentales et littorales et aussi aux aspects tant fondamentaux qu’appliqués de l’écologie de la conservation. Il est membre du Comité éditorial de plusieurs revues internationales publiant des résultats de recherches en écologie ou/et en sciences de l’environnement en particulier de Biological Conservation, historiquement (depuis 1969) le premier journal (et l’un des plus cotés au plan international) qui s’est consacré à la publication de travaux de recherche sur la biodiversité. François Ramade est auteur ou co-auteur d’une vingtaine d’ouvrages académiques en particulier : « Eléments d’écologie », « Précis d’Ecotoxicologie », « Dictionnaire encyclopédique des sciences de l’eau », « Dictionnaire encyclopédique des pollutions », « Dictionnaire encyclopédique de l’écologie et des sciences de l’environnement », ainsi que d’un ouvrage de diffusion de la connaissance concernant la biodiversité et sa conservation, intitulé « Le grand massacre : l’avenir des espèces vivantes », bien connu de nombreux membres de notre association.
François Ramade est membre du Conseil d’administration de la SNPN depuis 1975. Il en assure la présidence depuis 1992.

Pierre Pfeffer
Docteur ès Sciences, Directeur de recherche honoraire au CNRS/ Muséum de Paris. Membre d’honneur du Comité scientifique et vice-président d’honneur du Conseil d’administration du Parc national du Mercantour. Président honoraire du réseau des aires protégées d’Afrique centrale (huit pays).
Après des débuts au Muséum en herpétologie, puis ornithologie, il a été amené à se spécialiser en éco-éthologie des ongulés de montagne (Corse, Alpes, Cévennes) et des régions tropicales d’Asie et d’Afrique.
Témoin direct des atteintes portées par l’homme à la nature, il s’est dès le début des années 50, investi dans des programmes de conservation des milieux et des espèces menacées de l’Ancien Monde, notamment dans le cadre de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Parallèlement, il a pris part à de nombreuses opérations de sensibilisation du grand public, en particulier contre l’utilisation de ces espèces à des fins commerciales, telle la campagne « Amnistie pour les éléphants » menée par la SNPN depuis 1986 et qui a grandement contribué à l’interdiction du commerce international de l’ivoire en octobre 1989.
Auteur, entre autres, de « Vie et mort d’un géant. L’éléphant d’Afrique », « Animaux d’Afrique orientale », « L’Asie, histoire naturelle », « Bivouac à Bornéo »...

Michel Echaubard
Secrétaire général de la SNPN depuis 1994, administrateur depuis 1993.
Docteur en Sciences, maître de Conférences hors-classe à l’Institut national agronomique Paris-Grignon, ses domaines de recherches sont l’écotoxicologie des pesticides, pollution des milieux aquatiques et la gestion des milieux naturels.
Il représente la SNPN au Conseil national de protection de la nature : membre du Comité permanent, membre de la commission Parcs naturels régionaux, président de la commission Faune. Il est également administrateur du parc national des Pyrénées.

Marie-Hélène Baconnet
Administratrice de la SNPN depuis 1991.
Productrice et réalisatrice de télévision, elle crée, en 1991, avec Pierre Croissiaux, la société de production Ecomédia, spécialisée dans la production de documentaires « nature ». En véritable exploratrice de la vie, elle n’a qu’une passion : faire des films, rapporter des images rares, raconter des histoires vraies. Ses films sont diffusés dans le monde entier. Ses derniers tournages l’ont conduite en Colombie (« Sandra et le requin inconnu »), au Congo-Brazzaville (« Le silence des gorilles »), à travers l’Europe (« Le viking noir, le grand cormoran ») et en 2005/2006 pour « L’Europe à tire d’ailes » (90 min) qui sera diffusé sur France 5 pour les fêtes de fin d’année.

Philippe Bruneau de Miré
Retraité du CIRAD, correspondant du Muséum national d’histoire naturelle. Son premier contact avec l’Afrique remonte à 1945, lorsqu l’office national anti-acridien l’avait chargé du repérage et de l’identification de zones de reproduction du criquet au Sahara.
Admis au CNRS en 1957, il a participé à l’inventaire botanique et entomologique de l’Aïr avec Hubert Gillet et du Tibesti avec Pierre Quezel.
Séduit par la beauté des paysages volcaniques du Cameroun prolongeant vers le sud ceux du Tibesti, son affectation en 1964 à Yaoundé au centre des recherches agronomiques l’a incité à poursuivre un travail exploratoire essentiellement entomologique dans des forêts de montagne aujourd’hui dénudées sous la pression démographique. Aujourd’hui, il a rejoint Fontainebleau où s’était forgé dans son âme d’adolescent l’émoi des grandes espaces. Ce monde-là aussi a été mis à mal par les hommes. Il lutte maintenant contre cette déchéance pour qu’un parc national prenne en charge la dernière forêt de plaine d’Europe offrant une superficie suffisante au maintien de la diversité biologique.

Gérard Charollois
Passionnément attaché à la préservation de la nature, je milite dans les associations depuis une trentaine d’années et je suis membre du Conseil d’administration de la SNPN depuis 1991.
Etant juriste de profession, j’ai apporté mon concours aux associations dans leurs efforts d’adaptation du droit français aux normes internationales relatives à la préservation de la nature. C’est ainsi qu’après avoir élaboré la thèse d’incompatibilité de la loi Verdeille avec la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme, j’ai soutenu cette thèse en défendant les requérants dont feu Marc Montion, adhérent de la SNPN, devant la Cour européenne de sauvegarde des droits de l’homme qui, par arrêt du 29 avril 1999, approuva cette thèse et permit, ainsi, la reconnaissance partielle du droit de non-chasse. Par ailleurs, je participe aux efforts juridictionnels visant à l’arrêt des chasses en février des oiseaux migrateurs et des chasses d’été aux oiseaux d’eau, conformément à ce qu’exige la directive « Oiseaux » de l’Union européenne. Je considère que le droit, qui n’est pas une fin en soi, peut être un instrument au service d’un meilleur respect du vivant et de la nature.

Patrick Diérich
Né à Mende en Lozère, où je suis resté jusqu’à la fin de mes études secondaires, j’ai grandi sous la légende de la bête du Gévaudan et dans le voisinage immédiat des loups et des aigles de Gérard Ménatory.
Ingénieur en astronomie, j’ai eu la chance de parcourir notre petite planète d’est en ouest, du cercle arctique à l’Antarctique... et la tristesse de constater la dégradation de l’environnement, y compris en mesurant les conséquences graves sur la qualité de l’atmosphère depuis le sol jusqu’à la mésosphère. Et ceci pour avoir participé dès le début des années 70 à la mesure de la vapeur d’eau, gaz à effet de serre primordial, et, à partir de 1980, aux mesures alarmantes de la « couche d’ozone » stratosphérique et de l’augmentation des composés amplifiant l’effet de serre. Mais ce sont surtout les ravages commis par l’explosion démographique en Inde et, dans une moindre mesure car il y restait plus d’espace à détruire, au Brésil, qui m’ont amené à m’impliquer plus directement dans la protection de la nature. C’est en Inde aux pieds des Nilgiris, au milieu de années soixante-dix, que j’ai approché à quelques mètres mon premier éléphant (Elephas maximus) sauvage, puis quelques années plus tard mes premiers tigres. Un demi-siècle plus tard, tout c’est énormément dégradé.
La SNPN est la plus ancienne association de protection de la nature. Elle est incontestablement la plus scientifique, la moins sensible aux modes et par voie de conséquence la plus fiable. Je suis très honoré de contribuer au renforcement de son audience.

Christian Erard
Administrateur de la SNPN depuis 1987 et rédacteur en chef de la Terre et la Vie.
Professeur au Muséum national d’histoire naturelle, ancien directeur du laboratoire d’Ecologie générale et de l’UMR CNRS-MNHN 8571 « Fonctionnement, évolution et systèmes régulateurs des écosystèmes forestiers tropicaux », ancien directeur du laboratoire de Zoologie (Mammifères et Oiseaux), ancien membre de la commission scientifique « sciences des systèmes écologiques » de l’Institut de recherche pour le développement, membre du Conseil scientifique du programme européen ECOFAC sur la conservation des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale, expert CITES.

Lauriane d’Este
Professeur des Universités, agrégée des lettres et philosophie.
Engagée depuis plus de 15 ans dans la vie associative, Lauriane d’Este se consacre depuis lors essentiellement à la protection de la nature sous tous ses aspects : biodiversité, équilibre des écosystèmes, respect des biotopes. Elle participe en tant que militante aux actions du WWF, de Greenpeace et de Ferus (protection des grands prédateurs).
Depuis 5 ans, elle est vice-présidente de la SPA nationale, responsable de la Faune sauvage, des dossiers Europe, de la Cellule anti-trafic et des relations avec les ministères de tutelle ; participe au Conseil national du Développement durable, au Groupe Loup au ministère de l’Ecologie.
En tant qu’écrivain elle a écrit de nombreux articles sur la protection de la nature ; biodiversité, eau, déchets, animaux sauvages et grands prédateurs. Elle a publié en 2002 « La planète hypothéquée » (éd. Harmattan) et en 2005 « La condition animale. Plaidoyer pour un statut de l’animal » (éd. Sang de la Terre). En instance de publication « La fin annoncée d’Homo sapiens sapiens ».

Jacques Fretey
Actuellement coordonnateur scientifique pour la CMS ( Convention de Bonn sur les espèces migratrices) et l’UICN-France du Mémorandum d’Abidjan sur la conservation des tortues marines sur la façade atlantique de l’Afrique. Vice-chairman du Groupe de spécialistes des tortues marines de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN, chargé de l’Atlantique sud-est.
Attaché au Laboratoire Reptiles-amphibiens du Muséum de Paris, puis de 1992 à 1998 chargé de mission permanent Outre-mer et Océans au WWF-France et membre du sous-comité Amérique Latine / Caraïbe du WWF-International ; à l’origine de la création de la réserve naturelle et du site Ramsar de l’Amana (Guyane française).
Auteur et rapporteur auprès du ministère de l’Environnement, dans les années 80, pour la SNPN, des textes des arrêtés ministériels de protection des reptiles-amphibiens de France métropolitaine, des reptiles-amphibiens, mammifères et oiseaux de Guyane, et des tortues marines.
Auteur d’une quinzaine d’ouvrages de vulgarisation sur les reptiles-amphibiens de France, sur les tortues de Guyane et sur les tortues marines, ainsi que chargé des textes reptiles-amphibiens dans les Livres rouges français (Secrétariat Faune Flore).

François Moutou
Docteur vétérinaire de formation, je me suis initié à l’épidémiologie en passant par un DEA d’écologie à Paris VI. Je travaille plus particulièrement sur l’histoire naturelle des maladies animales contagieuses et transmissibles, dont celles touchant les espèces sauvages ainsi que sur les zoonoses, c’est à dire les maladies dont les agents circulent régulièrement entre l’espèce humaine et diverses espèces animales.
Parallèlement, j’ai aussi étudié la mammalogie, l’étude des mammifères sauvages, et pas mal investi de temps dans la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM). La SFEPM, créée autour de l’Atlas des mammifères sauvages de France, publié en 1984, a porté, directement ou indirectement, les plans de restauration (plans nationaux d’action aujourd’hui) du vison d’Europe (I et II), des chiroptères (I et II), et, plus récemment du desman des Pyrénées et de la loutre d’Europe (en cours de validation). La SFEPM a animé un programme LIFE européen de 2003 à 2008 consacré aux chiroptères. La SFEPM est également proche des associations travaillant sur les grands carnivores.
Mes domaines d’intérêts recouvrent également l’écologie insulaire (terrain d’études sur l’île de la Réunion dans le courant des années 1980) et la difficile question des espèces envahissantes, dont les micro-organismes potentiellement pathogènes. Ceci ne m’empêche pas d’aller voir les mammifères sauvages chez eux autant que possible et d’en parler à l’occasion, au travers d’articles, de livres ou de conférences.

Jean-Marie Gourreau
De formation vétérinaire à l’origine, je me suis rapidement tourné vers la recherche appliquée après avoir complété mes études initiales à l’Institut Pasteur de Paris où j’ai acquis plusieurs diplômes, en bactériologie, virologie et épidémiologie notamment. En parallèle, j’ai également effectué des études d’entomologie à la Faculté des Sciences de Paris VI, lesquelles se sont concrétisées par un DEA sur la systématique d’une tribu peu connue de coccinelles de France, celle des Scymnini, ce en vue de leur utilisation en lutte biologique.
Dans le domaine de la protection de la nature, je me suis plus particulièrement impliqué au niveau alpin : je suis en effet membre du Comité scientifique des Réserves naturelles de Haute-Savoie depuis sa création au début des années 1980, membre du Comité scientifique et administrateur du Parc national des Ecrins depuis 1990, administrateur d’ASTERS, organisme de gestion des réserves naturelles de Haute-Savoie, membre du CNPN et membre du Conseil national de la montagne.
Je pense pouvoir apporter mon concours dans les domaines de la faune, de la flore et de la protection des milieux montagnards français, ainsi que sur les questions d’ordre vétérinaire, pollutions et empoisonnements en particulier.

Thomas Hermans
Ingénieur de profession dans le groupe Kontron, naturaliste à heures perdues, je me suis investi dans la protection de la plaine des Maures depuis les premières actions du Collectif en 1991. C’est un dossier intéressant avec de multiples enjeux de conservation, des projets d’aménagement divers et tenaces (dont Le Courrier de la Nature s’est largement fait l’écho) et une panoplie de mesures de protection. La SNPN a joué un rôle clef dans ce dossier par son engagement juridique, sa rigueur et son implication au niveau européen. Tandis que la réserve naturelle de la plaine des Maures se met en place (assez difficilement), la SNPN a été sollicitée sur plusieurs dossiers d’urbanisation de milieux sensibles dans le Var. Je serais heureux d’apporter une nouvelle fois ma contribution d’adhérent actif à la marche de l’association.

Stéphanie Hudin
Depuis toujours fascinée par la vie, la respecter sous toutes ses formes a été depuis mon enfance une évidence. Mon goût pour la connaissance dans les sciences naturelles m’a naturellement amenée à des études universitaires en écologie, et le cheminement induit par des choix successifs m’a permis de faire une thèse de doctorat en écologie de la conservation sur les écosystèmes halophiles de Camargue.
A présent en poste à la Fédération des Conservatoires des espaces naturels dans une équipe spécialisée sur la Loire, je travaille au transfert des connaissances entre la recherche et les gestionnaires des espaces naturels, au respect de l’espace de liberté pour les grands cours d’eau trop souvent canalisés, bridés, dénaturalisés. Une part importante de ma mission dans ce poste est également la coordination d’un groupe de travail sur les plantes aquatiques exotiques envahissantes à l’échelle du bassin.
Avec la SNPN je veux continuer de m’investir dans la défense des habitats et milieux naturels qui sont à la clé de la préservation de la diversité biologique.

Patrick Janin
Patrick Janin est juriste et ornithologue. Maître de conférences en droit public à la Faculté de droit et science politique de l’Université Lumière Lyon 2, où il assume deux fonctions, celle d’enseignant-chercheur et celle, administrative, de membre du Conseil scientifique de l’université et de responsable d’un diplôme de Master en droit public. Ses sujets de recherche sont principalement liés au statut juridique des espèces et à l’évaluation environnementale. Ornithologue amateur, Patrick Janin est très impliqué dans le milieu associatif en Saône-et-Loire.

Jean-Dominique Lebreton
Chercheur au CNRS depuis 1985, j’ai été enseignant-chercheur à l’université Lyon I, et militant associatif (Centre Ornithologique Rhône-Alpes). Je représente depuis 1995 le CNRS au Conseil scientifique de la réserve de Camargue.
Je suis spécialiste de la dynamique des populations animales, et j’ai développé des méthodes d’analyse démographique largement utilisées en conservation, sur des sujets allant de l’évaluation d’opérations de reproduction (comme pour le vautour fauve dans les Cévennes) à la compréhension de l’impact des changements climatiques (comme pour la cigogne en Alsace) et des activités humaines (comme l’impact de la pêche palangrière sur les populations l’albatros). Je suis directeur du Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, un des plus importants laboratoires de recherche en écologie en France, et membre de l’Académie des Sciences.
A mes yeux, l’écologie scientifique peut et doit éclairer les débats sur toutes les questions d’environnement, débats dont le milieu associatif est un acteur essentiel. J’ai eu l’occasion de mettre cette conception en pratique en participant à deux missions ministérielles, l’une sur le grand cormoran (mission Lebreton-Gerdeaux, ministère Lepage, 1996) et l’autre sur les dates de migration des oiseaux en relation avec la réglementation de la chasse (mission Lefeuvre, ministère Voynet, 1999).

Jean-Marc Pons
Maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle de Paris.
Dans le cadre du MNHN, ses centres d’intérêt se portent actuellement sur la biogéographie et l’évolution des oiseaux tels que les goélands, les pics ou encore les cochevis. Au cours de ses activités il a eu l’opportunité de s’intéresser à l’écologie du goéland argenté en relation avec les activités humaines ainsi qu’à l’impact de la fragmentation de la forêt primaire sur les communautés des chauves-souris en Guyane française. La protection des espèces et de leurs habitats lui apparaît comme une priorité non seulement d’un point de vue professionnel, l’étude et la conservation de la biodiversité lui paraissant intimement liées, mais également en tant que citoyen soucieux de l’avenir des prochaines générations. Le sens de son action au sein du Conseil d’administration de la SNPN, dont il est membre depuis plus de 20 ans, s’inscrit dans cette reconnaissance qu’il ne peut y avoir d’étude de la nature sans conservation et vice versa.
Jean-Marc Pons a participé à l’édition du numéro spécial sur la Guyane de la Revue d’Ecologie - la Terre et la Vie, il est également co-auteur et coordinateur de l’atlas « Oiseaux marins nicheurs de France métropolitaine à la fin du XXe siècle » paru en 2004.

Annick Schnitzler
Professeur d’université.
Membre actif de l’association Alsace Nature et de France nature environnement (sections forêts). Membre de divers comités de gestion des réserves naturelles des forêts rhénanes (réserve d’Erstein, Rhinau et Strasbourg). Membre du comité scientifique Vosges du nord. Membre du réseau Réserves intégrales mis en place par l’ONF. Organisatrice en 1997 d’un colloque international « Naturalité et forêts d’Europe » à Strasbourg.
Publications dans le domaine de l’environnement au niveau international (Forest ecology and management), au niveau national (La Recherche, Courrier de l’Environnement) et revues régionales (Bulletin de la Société d’histoire naturelle de Colmar).

Gilbert Simon
Administrateur de la SNPN depuis 1997.
Membre du Conseil général des ponts et chaussées, directeur général du Conseil supérieur de la pêche jusqu’en 2003, il a été chef du bureau des Sites au secrétariat d’Etat à la Culture, conseiller technique du ministre de l’Urbanisme, secrétaire du Comité français du programme Man and Biosphere de l’UNESCO, conseiller technique au Cabinet du ministre de l’Environnement, avant d’être pendant cinq ans Directeur de la nature et des paysages à ce même ministère.
Chevalier de la légion d’honneur, il est vice-président de FERUS (ours-loup-lynx conservation) et membre du conseil d’administration du WWF France.

Gabrielle Thiébaut
Docteur en Sciences de la vie (spécialité Hydrobiologie), diplomée d’études approfondies en « Toxicologie de l’environnement » elle remplit actuellement les fonctions d’enseignante chercheur à l’université de Metz. Dans le cadre professionnel elle a été amenée à co-organiser, en décembre 2003 à Metz, le congrès de l’Association française de limnologie et, en juillet 2001 à Metz, le colloque sur les proliférations végétales. Son métier lui permet, depuis 1998, de répondre régulièrement sous forme de conférences ou d’animations à la demande de la société en matière d’environnement et de contribuer à la protection de la nature. Pour aider les acteurs locaux et les gestionnaires du milieu aquatique elle participe à divers groupes/conseils scientifiques d’aide à la décision des acteurs locaux.
Elle est membre des Conseils scientifiques du PNR des Vosges du Nord et du Conservatoire des Sites alsaciens, membre du groupe Biodiversité de la réserve de biosphère Vosges du Nord-Palatinat, membre du GIS : participation à l’élaboration d’un Indice biologique macrophyte en rivière.

Daniel Yon
Docteur en écologie, ingénieur au Muséum national d’histoire naturelle (Département Ecologie et gestion de la biodiversité), spécialisé dans la conservation du patrimoine naturel, l’aménagement du territoire et la politique de l’eau (écologie des grands fleuves et des champs d’inondation, gestion des zones humides, programmation des moyens).
Membre du Comité de bassin Seine-Normandie, Vice-président du Conseil d’administration de l’Agence de l’eau Seine-Normandie. Membre du Conseil national de protection de la nature. Secrétaire de la Fédération française des Parcs naturels régionaux. Président de Champagne-Ardenne nature environnement. Président du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel Champagne-Ardenne. Membre du Conseil scientifique du Parc naturel régional de la Forêt d’Orient. Président honoraire du Festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der. Administrateur du Parc national des Ecrins. Administrateur de l’Agence des espaces verts de la région Ile-de-France. Membre du Comité scientifique de la réserve nationale de Camargue.