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Le Courrier de la Nature n°305 septembre-octobre 2017

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Hommage et espoir

Après des années d’engagement au sein de la SNPN, Jean Untermaier a annoncé lors de la dernière assemblée générale de la SNPN son souhait de se retirer. Après avoir présidé pendant douze ans aux destinées de notre association, il mérite toute notre reconnaissance et le Conseil d’administration a décidé de le nommer président d’honneur à l’instar de François Ramade.

Lors du CA suivant, les administrateurs ont choisi de me faire confiance pour lui succéder, à l’unanimité.

Le contexte politique actuel permet d’entretenir raisonnablement certains espoirs, sans succomber à l’angélisme : nous, protecteurs de la nature, savons par expérience que nous sommes engagés dans une lutte opiniâtre et de longue haleine.

La nomination de Nicolas Hulot comme Ministre d’État en charge de la Transition écologique et solidaire est un signe intéressant car nul ne peut mettre en doute ses convictions et sa bonne volonté. L’avenir nous dira s’il parviendra à infléchir durablement les politiques et les orientations de notre pays dans l’intérêt général, face aux groupes de pression et aux intérêts particuliers de tous ordres. Les « états généraux de l’alimentation » qu’il vient de convoquer posent, enfin, de vrais enjeux : pour préserver tout à la fois les écosystèmes et la santé humaine il faut sortir des logiques productivistes destructrices de nature, en y associant le monde agricole et rural, lui-même en partie victime. En revanche l’autorisation d’abattre 40 loups jusqu’à fin juin 2018 est une déception, tempérée par l’engagement pris par le ministre de lancer une concertation dès cet automne pour définir un nouveau plan pluriannuel de gestion du loup.

Dans ce contexte, la SNPN a un rôle à jouer. Elle est à l’origine de la protection de la nature en France. Elle a pris toute sa part, aux côtés d’autres organisations amies, aux avancées concernant la préservation de la biodiversité dans notre pays. Elle doit continuer à peser, avec son identité propre, dans le débat public pour renforcer les politiques favorables à la nature, et s’opposer aux autres.

Ainsi, la SNPN contribuera à la réflexion annoncée fin juillet par le ministre sur « le bien-être animal » en lançant prochainement une initiative sur le statut de l’animal sauvage qui, décemment, ne peut plus être considéré comme « res nullius », une chose qui n’appartiendrait à personne et que chacun serait libre de s’approprier. Ce dossier sera piloté par notre nouveau président d’honneur le Pr Jean Untermaier, à l’autorité indiscutable en matière de droit de l’environnement.

Rémi Luglia, Président de la SNPN, juillet 2017


Courrier des lecteurs

Dans les actualités :

Afin de protéger la nature, une multitude d’outils doit être mise en place, et ces projets sont toujours à envisager sur le long terme, ainsi que nous le montre le bien nommé Parc de la Fontaine aux fées, Espace naturel sensible abritant un patrimoine remarquable. La labellisation du patrimoine peut-elle être une solution ? Les membres de Rivières sauvages en sont convaincus, et leur réseau ne cesse de l’étendre.

De leur côté, les éleveurs d’abeilles noires se préoccupent des traits génétiques particuliers à préserver au sein de cette espèce, et organisent son suivi scrupuleux. Car le suivi des espèces est la base de toute connaissance, à mener avant d’envisager une potentielle action, ainsi que l’effectuent les membres du réseau Castor, en Île-de-France.
De l’autre côté de l’Atlantique, aux États-Unis, les loups de l’Isle Royale, sont soigneusement inventoriés depuis plus de 60 ans. La connaissance passe aussi par l’information, ainsi lors d’un colloque avons-nous pu démolir certains préjugés sur Maître Renard.

 

Vie de la SNPN

– Retour sur les Journées thématiques « Zones humides tourbeuses à sphaignes »
– Les réserves nationales gérées par la SNPN

Les araignées, de fascinantes inconnues, par Françoise Drouard, Association française d’arachnologie (AsFrA) (validation des données araignées)

Les araignées constituent un groupe mal connu du grand public ; il s’agit pourtant du troisième groupe animal le plus important en nombre d’espèces (environ 40 000 dans le monde), cependant loin derrière les deux premiers (insectes et acariens). En France métropolitaine, même si le nombre d’espèces d’araignées avoisine « seulement » les 1 700, on est assuré d’en rencontrer dans tous les micro-habitats terrestres.

L’écosystème afro-alpin éthiopien, par Michel Clouet et Claude Barrau.

L’écosystème afro-alpin se rencontre à l’étage le plus élevé des montagnes d’Afrique, et les hautes terres d’Éthiopie en constituent le refuge le plus étendu. Il est le résultat d’une évolution géologique et climatique étalée sur les quatre à cinq derniers millions d’années. Modelé par des épisodes de glaciation et de réchauffement, une flore et une faune d’une grande diversité, riche d’espèces endémiques ont pu y émerger. Aujourd’hui fragmenté, l’écosystème afro-alpin éthiopien est réduit à des isolats sur les plus hauts massifs répartis de part et d’autre de la vallée du grand Rift est-africain. Il est partout menacé par une pression anthropique croissante qui affecte tant les habitats que les espèces.

Point de Vue
Les arbres du duc de Sully par Therry Brown, Professeur d’anglais et d’éducation, voyageur francophile passionné. Traduit par Iris Petitjean, SNPN

La nature sous la plume de … Paul Watson

La nature dans l’œuvre de … Paco Ventura

Bibliographie

Rendez-vous nature de la SNPN

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