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Le Courrier de la Nature n°304 juillet-août 2017

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Reconquête ou non régression ?
Il a été choisi d’intituler la loi du 8 août 2016 « loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ». Pourquoi pas ? La tâche est ardue, et suppose en premier lieu que l’on parvienne à en stopper l’érosion. Des années écouleront avant que l’on soit en mesure d’établir un bilan.
La loi énonce aussi le principe de « non-régression » du droit de l’environnement. De mauvais esprits y verront, sinon une contradiction, à tout le moins une certaine frilosité, en porte-à-faux avec l’objectif claironnant de la reconquête. En fait, la non-régression peut être envisagée de manière positive, offensive si l’on préfère.
Ainsi devient-il possible de s’atteler sereinement à une réforme du statut de l’animal sauvage, de remettre en cause la qualification inappropriée de res nullius (qui n’appartient à personne – expression généralement employée pour qualifier l’animal sauvage), voire de faire évoluer le régime de protection des espèces sans courir le risque que les groupes de pression cynégétiques, si puissants au Parlement et ailleurs, ne se saisissent de l’occasion pour obtenir un recul de la conservation. Et dans le même ordre d’idées, le concept de non-régression s’avèrerait fort utile pour faire échec à une évolution négative des espaces naturels fortement protégés, à l’instar de nos deux réserves. La perspective d’une édulcoration de la conservation n’est en effet pas une hypothèse d’école, à laquelle la non-régression pourrait toutefois opposer une parade.
Il nous incombe, en conséquence, de réfléchir à la meilleure utilisation possible des principes du droit de l’environnement et de faire des propositions.

Jean Untermaier

Courrier des lecteurs

Dans les actualités :

La nature est sur tous les écrans : au cinéma avec le festival Ciné-Environnement dans l’Orne, ou sur Internet via une caméra placée dans le nid d’un couple de balbuzards du Loiret, qui retransmet leur intimité au monde entier ! Ces rapaces ne sont pas les seuls connectés : les baleines de la Réunion sont également suivies, et dévoilent leurs routes de migration préférées. Par voie aérienne cette fois, les limicoles parcourent toute l’Amérique lors de leur migration, traçant une voie le long de laquelle les scientifiques s’associent pour les étudier.
Autre association, celle de sauvegarde des hapalémurs à Madagascar, qui mise sur le développement des villages riverains du territoire de ces lémuriens pour mieux les protéger. Peut-on faire de même pour les roussettes de l’île Maurice, qui déclinent alors que leur étude pourrait nous permettre de lutter contre certaines épidémies ?
Les Parcs naturels régionaux montrent depuis maintenant 50 ans en France que la protection des espaces naturels peut être compatible avec le développement humain.

Vie de la SNPN

- Les « super-pouvoirs » des jardins de pluie
- Les réserves nationales gérées par la SNPN
- Les rendez-vous nature de la SNPN


- La perruche à collier, une « belle invasive » en Île-de-France, par Olivier Bouvila, Département des Hauts-de-Seine et Philippe Clergeau, UMR CESCO, MNHN.

La perruche à collier (Psittacula krameri) est assurément un bel oiseau. Un plumage vert clair, un bec rouge, et pour le mâle un collier noir et rose. Un vol de perruches ne passe pas inaperçu dans un parc : leur coloris, leurs cris stridents et parfois leur nombre étonnent toujours les promeneurs. Pour certains, c’est une note d’exotisme dans nos jardins et une chance de compter une espèce supplémentaire dans notre région. Pour d’autres, cette espèce tropicale n’est pas à sa place : perturbatrice de la faune locale, responsable de nuisances sur les arbres et les bâtiments, en nombre toujours croissant… en un mot, c’est une invasion. La problématique est posée.

- Le Centre-Ouest de la France, terre d’orchidées. Un trésor fragile et menacé, par Jean-Michel Mathé, Vice-président de la Société d’orchidophilie de Poitou-Charentes et Vendée (SFO-PCV).

Le Centre-ouest de la France compte plus de 60 espèces d’orchidées sauvages, dont plus d’un tiers d’espèces rares, notamment d’origine méditerranéenne. cette richesse botanique peut s’expliquer par la diversité des milieux naturels existants, liés à des facteurs géologiques et climatiques favorables. la Société d’orchidophilie de Poitou-Charentes et Vendée (SFO-PCV) œuvre depuis plus de 20 ans pour protéger et gérer ce remarquable patrimoine.

Point de Vue
Plans nationaux d’actions pour les espèces menacées versus Schémas régionaux de cohérence écologique. Quelle prise en compte mutuelle de ces politiques, et comment l’améliorer ? par Romain Sordello, chef de projet Trame verte et bleue, MNHN.


La nature sous la plume de … Paul Watson

La nature dans l’œuvre de … Nicole King


Bibliographie


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