
- Ecaille chinée
- Photo Jean-Marie Gourreau /SPHN
Sommaire
Editorial
Courrier des lecteurs
Echos-Actualité :
Stratégie nationale pour la biodiversité : quatre ans pour rattraper le retard
Réintroduction d’ours : en Béarn, le compte n’y est pas
Influenza : les vilains petits canards ? (Y. Thonnérieux)
Fontainebleau : nouvelles menaces (P. Bruneau de Miré)
Biodiversité : papillons dans nos jardins
Substances nocives : les tester oui mais comment ? (C. Ruffier-Reynie)
Dans les profondeurs de l’Antarctique, le lac Vostok livre ses secrets- Espèces exotiques : le chien viverrin en France
Vie de la SNPN :
Le Béarn exclu du plan de restauration et de conservation de l’ours 2006-2009
La cartographie au service du suivi scientifique des réserves
Pourquoi compter les oiseaux - Grand-Lieu : recensements des oiseaux d’eau hivernants
Actions en bref
Jane Goodall, la grande protectrice des chimpanzés reçue à Paris
par Christiane Ruffier-Reynie
Faune et flore d’une vallée de la cordillère des Andes méridionales du Pérou
par Pierre-Olivier Combelles & Katia Humala-Tasso
Prise en compte des insectes dans les études environnementales
par Philippe Bruneau de Miré
La nature dans l’oeil de... la Société de photographie d’histoire naturelle
Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Annonces
Editorial
Les travailleurs de l’ombre
Souvent, trop souvent, lorsque la nature fait la « une » des médias, c’est parce qu’elle subit une agression plus violente que les autres : air irrespirable, côtes souillées, rivière polluée, loup ou ours abattu... Alors les sympathisants sont nombreux à se manifester, les dons affluent, parfois, et c’est tant mieux pour la cause défendue.
Mais ceci ne compense pas le fait que c’est la nature qui paie le prix fort.
Le but d’associations telles que la SNPN est avant tout d’empêcher la nature d’être agressée et blessée, à chaque fois que cela est possible. Prévenir ces préjudices est la vocation des gestionnaires d’espaces protégés. De leurs missions, on ne parle pas ou si peu. Passionne-t-on le public avec le gardiennage, la surveillance de la qualité du milieu et son entretien, le suivi des populations animales et végétales et de leur dynamique, ou avec les relations à maintenir avec les acteurs du territoire environnant... ?
La lutte contre le botulisme à Grand-Lieu est un bon exemple de ces tâches. Quoi de plus rebutant que le ramassage des cadavres d’oiseaux morts effectué systématiquement pour éviter le développement de foyers d’infection ? Les médias annonceront à grand fracas une nouvelle épidémie, mais parleront-ils du travail de fourmi effectué pour l’empêcher ?
C’est pour mettre un instant en lumière ces travailleurs de l’ombre, que nous présentons dans la rubrique La Vie de la SNPN du Courrier de la Nature les tâches toujours discrètes, souvent ingrates, qui constituent leur quotidien.
Les missions qu’ils* accomplissent exigent des compétences, une grande conscience professionnelle, elles demandent du temps et des moyens : elles ont un coût. Elles ne sont pas spectaculaires, donc peu médiatiques ; elles ne feront jamais en tant que telles l’objet de grandes campagnes de collecte de fonds. Mais elles sont essentielles par les dommages qu’elles évitent et, pour cette raison, elles doivent être elles aussi financièrement soutenues.
La prochaine fois que vous déciderez d’apporter votre aide à une action de conservation de la nature, pensez aux travailleurs de l’ombre.
Marc Gallois
* Ou « qu’elles accomplissent », car les travailleurs de l’ombre peuvent être des travailleuses.
Jane Goodall, la grande protectrice des chimpanzés, reçue à Paris
Christiane Ruffier-Reynie

- Jane Goodall
Après cette soirée du festival Jules Verne qui lui avait été consacrée en mars 2004, Jane Goodall est revenue à Paris en ce début d’année 2006.
En grande cérémonie, elle a été décorée de la Légion d’honneur et de la Médaille de l’Unesco, distinctions qui peuvent être utiles comme preuves officielles de l’importance de son œuvre. Les membres de l’association des Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) ont eu le privilège de pouvoir l’inviter à l’un de leurs « petits déjeuners » pour une rencontre plus intime et plus détendue. Des questions importantes concernant les grands singes ont pu lui être posées et trouver réponses.
Suite dans le numéro 226 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande
Faune et flore d’une vallée de la cordillère des Andes méridionales du Pérou
Pierre-Olivier Combelles & Katia Kusiquollur Humala-Tasso

- Pitunilla
La biodiversité du Pérou est considérée comme l’une des plus riches au monde. Cependant, la faune et la flore de certaines régions restent, en raison de la géographie accidentée du pays, encore peu étudiées. C’est le cas par exemple de la province de Parinacochas, située dans les Andes méridionales, où les chercheurs français complètent les inventaires phyto-géographiques et ornithologiques, et travaillent depuis 2004 avec leurs collègues péruviens sur un nouveau projet de jardin botanique à vocation conservatoire.
Ils vous font partager ce projet et leurs premières découvertes.
Suite dans le numéro 226 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande
Prise en compte des insectes dans les études environnementales
Philippe Bruneau de Miré

- Cetonia aurata
Depuis janvier, la SNPN s’est engagée dans une nouvelle voie de réflexion, celle de la nécessaire protection des invertébrés, espèces animales certes peu médiatiques, mais combien indispensables au maintien des équilibres naturels. Les insectes, qui représentent plus de 50 % de biodiversité ne sont que rarement pris en compte dans les études environnementales.
Comment et pourquoi les inventorier, c’est à ces questions que Philippe Bruneau de Miré, membre du groupe de travail de la SNPN sur les invertébrés, essaie de répondre.
Suite dans le numéro 226 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande